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Numéro 12
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Place à la nouvelle formule des rendez vous de la cafet !

Les rendez vous de la cafet numero 12

Les rendez vous de la cafet numero 14 !

LES AVENTURES DE DOROTHEE


Les forces du mal venus de la Planète Protéica veulent prendre le contrôle de la Terre. Pour y parvenir, la démoniaque Pendora veut se substituer à Dorothée et utiliser sa renommée auprès des terriens pour réduire ces derniers en esclavage sans qu'eux-mêmes ne s'en aperçoivent. Heureusement, un mystérieux ami de Dorothée intervient : c'est l'ordinateur de Corbier, une machine capable de penser et de parler à la suite d'un malencontreux hasard provoqué par une erreur de branchement de Corbier. Se faisant appeler A.M.I. (Autonome Mémoire Informatique), il prévient Dorothée du terrible danger qui menace la Terre.


Les Aventures de Dorothée : Un AMI est une mini-série française créée par Jean-François Porry, produite par AB Productions, réalisée par Stéphane Bertin, et diffusée entre le 16 septembre 1987 et le 14 octobre 1987 dans l'émission jeunesse de TF1, Club Dorothée, interprétée par son équipe d'animateurs.


Elle a ensuite été remontée en téléfilm unitaire de 60 minutes. Une suite fut prévue en 1988 mais ne verra finalement pas le jour.


Désiré Bastareaud, qui joue ici le rôle d'un subalterne de Pendora, se fera surtout connaître quelques années plus tard en interprétant le rôle de Giant Coocoo dans une autre série d'AB Productions : Le Miel et les Abeilles.


Dans un des dialogues de la série, Jean-François Porry en profite pour placer une critique sur Marie Dauphin et Charlotte Kady, les animatrices de l'émission concurrente Récré A2. En effet, dans un épisode, un gendarme demande un autographe à Dorothée pour ses enfants appelées Marie et Charlotte en ajoutant que celles-ci ne regardent que Dorothée à la maison car elles détestent "les deux gourdes sur l'autre chaîne".


Une cassette vidéo des Aventures de Dorothée fut commercialisée en septembre 1990 regroupant les cinq épisodes mis bout à bout, prenant ainsi la forme d'un moyen-métrage de 60 minutes.

Plus de vingt ans après sa mort, Diana Spencer reste la princesse des cœurs. Au-delà de son arrivée compliquée dans la famille royale, et son divorce avec le prince Charles, ses nombreux engagements humanitaires ont marqué les esprits. Des combats qu'elle a transmis aux princes William et Harry.


Il y a plus de vingt ans, le Royaume-Uni perdait l’un des joyaux de sa couronne, Diana Spencer, dans un accident de voiture à Paris. Admirée dans le monde entier, et cela, même après son divorce, la princesse de Galles a pourtant eu une vie mouvementée, rythmée par de nombreuses épreuves.


Une enfance au sein de l’aristocratie anglaise

Diana Frances Spencer voit le jour le 1er juillet 1961 dans le domaine royal de Sandringham (Norfolk), couvrant 5000 hectares de terres. Fille d’Albert Spencer, vicomte d’Althorp et de Frances Burke Roche, elle est la descendante de la duchesse Georgina Spencer, et est donc issue d’une famille d’aristocrates anglais.


Son enfance est marquée par le divorce de ses parents, sa mère ayant décidé de se remarier avec son amant, Peter Sand Kyyd, héritier d’une famille dont la fortune reposait sur le commerce du papier peint. À cause de l’infidélité de la vicomtesse, le divorce se révèle particulièrement difficile, d’autant que l'ancien couple se dispute la garde de Diana et de son frère. La jeune fille restera à jamais marquée par cette épreuve.


Son grand-père paternel étant décédé, son père devient alors le huitième comte Spencer, et Diana peut ainsi porter le titre de Lady Diana. Le compte Spencer se remarie également de son côté, et prend pour épouse Raine McCorquodale.


Contrairement à de nombreux membres de l'aristocratie anglaise, Diana Spencer poursuit une scolarité loin de Londres, au sein de la campagne anglaise au Norfolk et dans le Kent. À l'âge de 16 ans, elle se rend également en Suisse, afin d’y suivre des cours destinés aux jeunes filles de bonne famille.


Les arts la passionnent, et la jeune Diana se révèle être une talentueuse pianiste. Dotée de multiples talents, elle excelle également en sport et nourrit le projet de devenir danseuse professionnelle. Mais c’était sans compter sur les aspirations de la famille royale britannique.


Instrumentalisée

Au début des années 80, la situation est tendue à Buckingham. La reine Elizabeth II est lasse des aventures répétées de son fils, le prince Charles, qui, à 31 ans, est toujours célibataire et enchaîne les conquêtes. Surtout, il a une aventure de longue date avec Camilla Shand, future Camilla Parker-Bowles, qu’il ne peut épouser, sa famille considérant cette union indigne de son rang.


Elizabeth est donc à la recherche de la belle-fille parfaite pour son fils. La tâche s’annonce ardue, l’élue devant répondre à plusieurs critères. La jeune femme se doit ainsi d’être plus jeune que le prince (Camilla, elle, est plus âgée de quelques mois), sans l’ombre d’un scandale, protestante et bien sûr, avoir des origines aristocratiques. C’est Camilla elle-même qui soumet la candidature de Diana, alors assistante maternelle dans une école. La jeune Diana remplit tous les critères. Il n’en fallait pas plus pour que la royauté s’enflamme.


Le 24 février 1981, les fiançailles entre les deux jeunes gens sont annoncées. Le monde est immédiatement séduit par cette jeune femme au sourire timide, peu habituée aux photographes et à toute l’attention du public.


Une notoriété à laquelle elle va devoir se faire, puisqu’elle devient princesse de Galles le mercredi 29 juillet 1981, après un mariage célébré à la cathédrale Saint-Paul à Londres, et ce, devant près de 35.000 invités et quelques millions de téléspectateurs.


Diana Spencer donne rapidement un héritier à la couronne, avec la naissance de William le 21 juin 1982, suivi deux ans plus tard par Harry, né le 15 septembre 1984.


De princesse inexpérimentée à princesse engagée

Alors que son mariage avec le prince Charles connaît très vite des difficultés, la princesse décide de s’investir dans des causes humanitaires. Elle se sert ainsi de son statut royal pour faire entendre sa voix. Elle devient l’une des premières personnalités à s'engager dans la lutte contre le sida. Pour contrer les préjugés sur cette maladie nouvellement connue, elle est photographiée alors qu'elle pose la main sur une personne atteinte du VIH. Son engagement contribue à un profond changement de mentalité de l’opinion publique.


Lady Di s’investit également dans la lutte contre les mines antipersonnel, réalisant plusieurs voyages médiatisés, en Angola et en Bosnie, pour rencontrer des victimes collatérales de ces bombes. Forte de son image, elle a un rôle prépondérant dans la signature du traité pour l’interdiction des bombes antipersonnel, adopté à Ottawa en 1997, juste après sa mort.


Une vie maritale houleuse

Si la vie de la princesse peut faire rêver, celle de Diana Spencer est semée de difficultés. Harcelée par les paparazzis, son mariage au prince Charles est un échec. Ayant du mal à supporter la vie à la cour, à laquelle personne ne l'a préparée, Diana souffre de dépression après la naissance de William. Elle développe des troubles alimentaires comme la boulimie, et tente plusieurs fois de se suicider.


De son côté, le prince Charles reprend sa liaison avec Camilla Parker Bowles. Déprimée, Diana se jette alors à corps perdu dans de nombreuses aventures extra-conjugales, avec James Gilbey notamment, mais aussi avec James Hewitt, son moniteur d’équitation.


D’autres liaisons présumées seront soulevées plus tard, notamment avec son garde du corps, ainsi qu’avec un marchand d’art répondant au nom d’Oliver Hoare, lui-même marié.


Charles et Diana finissent par se séparer le 9 décembre 1992, mais leur divorce n’est officiellement prononcé que quatre ans plus tard, le 28 août 1996, à la demande de la reine. Le divorce inclut la perte de plusieurs de ses titres.


Sa nouvelle vie après le divorce

Après sa séparation, il lui faut un certain temps pour se lancer à nouveau dans une histoire d’amour. Diana Spencer commence à fréquenter Hasnat Khan, chirurgien cardio-thoracique pakistanais rencontré un an plus tôt, le 1er septembre 1995, alors qu’il venait d’opérer l'un de ses amis. La jeune femme en tombe amoureuse. Pour cacher son idylle aux médias, Diana porte perruques et autres accessoires lors de ses sorties avec le médecin.


En 1996, elle se rend au Pakistan, officiellement pour rendre visite à des organismes de charité, officieusement pour rencontrer la famille de son compagnon. Mais cela ne se passe pas comme elle l’espérait.


Les Khan sont traditionalistes, et ne veulent pas que leur fils fréquente une femme qui n'est pas musulmane. Le pire arrive lorsque leur relation commence à être dévoilée par les médias. Le médecin décide alors de mettre un terme à leur histoire en juin 1997.


Dévastée, Diana, entreprend de reconquérir Hasnat Khan. Voulant également se venger de la famille royale, elle commence à fréquenter Dodi Al-Fayed, fils du milliardaire égyptien Mohammed Al-Fayed. Le couple est lui aussi très paparazzé.


Ce harcèlement atteint son paroxysme lors de leur séjour à Paris en 1997. Pourchassés par les photographes à la sortie du Ritz le 31 août, elle et son amant tentent de leur échapper. L'accident a lieu dans le tunnel du pont de l’Alma. Dodi et le chauffeur meurent sur le coup.


Diana est quant à elle transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, une heure après avoir reçu les premiers soins sur place. Elle fait alors plusieurs arrêts cardiaques sur le chemin vers l’hôpital, obligeant les secours à arrêter l’ambulance sur le bord de la route. Malgré les efforts des médecins, elle est déclarée morte deux heures après son arrivée, à 4h25. Elle décède à l’âge de 36 ans d’une hémorragie interne.


Une fin tragique

Sa mort est annoncée le lendemain, lors d'une conférence de presse tenue par l’ambassadeur du Royaume-Uni en France, le médecin ayant pris Diana en charge à son arrivée, et enfin, Jean-Pierre Chevènement, à l'époque ministre de l‘Intérieur français. Ce dernier, ainsi que le président de la République française Jacques Chirac et son épouse Bernadette rendent hommage à Diana dans la matinée.


Le prince Charles, et les deux sœurs de Diana, arrivent à Paris pour procéder à l’identification du corps. Au Royaume-Uni, la froideur de la famille royale à l’égard de la défunte princesse irrite profondément le peuple britannique, marquant une nouvelle ère compliquée pour le palais.


Un hommage mondial

Les funérailles de Diana Spencer sont célébrées le 6 septembre à l’Abbaye de Westminster. De nombreuses personnalités se rendent à son enterrement. Parmi elles, les acteurs Tom Cruise et Nicole Kidman, l’homme d’affaires Richard Branson ou encore, Sir Elton John, qui chante son titre Candles In The Wind en son hommage.


Très émus, les Britanniques, ainsi que d’autres personnes venues du monde entier, déposent des milliers de bouquets à son domicile de Kensington Palace. L'engouement est tel que les autorités doivent demander à ne plus déposer la moindre fleur, pour des raisons de sécurité. Des milliers de fleurs sont aussi déposées au pied de la réplique de la flamme de la statue de la Liberté, à Paris, située au-dessus du tunnel de l'Alma, où a eu lieu l'accident.


Voulant respecter le protocole, la famille royale ne daigne pas mettre en berne le drapeau de l’Union Jack, une attitude que ne lui pardonnera pas le peuple britannique. Pour calmer les esprits, sous les conseils du Premier ministre britannique Tony Blair, la reine accepte toutefois une allocution à la télévision.


Le frère de Diana, Lord Spencer, profite des funérailles pour fustiger l’attitude des médias et de la famille royale envers sa sœur. La princesse est depuis inhumée à Althorp, dans la propriété de sa famille, sur une île au milieu d’un lac.


Polémique autour de son décès

Plus de deux décennies après sa mort, les circonstances de l'accident de Diana Spencer sont encore mystérieuses. Leur voiture en aurait percuté une autre, dont le conducteur n'a jamais été identifié. Quant au chauffeur de leur véhicule, il aurait été en état d'ébriété, avec un degré d'alcool trois fois supérieur à la limite légale. Certaines hypothèses incriminent la famille royale et le prince Charles, les accusant d'avoir comploté la mort de Diana pour éviter que ses frasques ne coûtent davantage à la couronne.


En 2017 encore, vingt ans après l'accident, de nouveaux éléments de l'enquête ont fait surface : la voiture aurait déjà eu un accident par le passé et aurait été réparée par un épaviste. Diana et les autres personnes présentes dans la voiture n'auraient par ailleurs pas attaché leur ceinture.


Récemment, le prince Harry s'est confié auprès de la journaliste et biographe anglaise Angela Levin, sur les funérailles de sa mère et le protocole imposé à lui et son frère : "C'était terrible ce qu'ils nous ont fait. Nous faire marcher avec William derrière le cercueil de notre mère, on ne devrait pas faire ça à un enfant de 12 ans, c'est juste trop dur à supporter." Des propos rapportés par la journaliste sur BFM TV en juin 2020.


Il a ajouté : "C'était aussi terrible car nous étions tellement tristes et il y avait déjà des millions de personnes dans les rues qui étaient elles aussi endeuillées. Je ne supportais pas de les voir pleurer, parce que je me disais c'est ma mère, c'est moi qui l'ai perdue, et vous êtes en train de pleurer, pourquoi est-ce que vous pleurez vous ?".


A priori, son retrait de la famille royale avec son épouse Meghan Markle et leur fils Archie serait notamment lié au destin funeste qu'a connu sa mère, et sa peur de voir l'Histoire se répéter pour son épouse.

Sup...sup...sup... Super bécane !!

Lorsqu'un problème se fait sentir ou que les criminels se manifestent, Willie Sheeler (journaliste en mal de scoops) n'a qu'un petit bouton à presser pour transformer son pauvre véhicule en Super Bécane, une moto vivante capable de prendre n'importe quelle forme.

Aidé de la jolie Dooley Lawrence, notre duo dynamique va combattre les méchants où qu'ils soient, sans jamais révéler leur secret !


Encore un dessin animé amusant de la Hanna Barbera qui est arrivé en France à la fin des années 70 et qui a fait les beaux soirs alors de FR3. On retrouvait (comme souvent) encore le talentueux Francis Lax dans les "délires vocaux" du héros. Les aventures de cette drôle de moto étaient également développées dans des bandes dessinées.

Aux USA, le dessin animé était partie intégrante d'un show Hanna Barbera intitulé "the skatebirds", dans lequel on retrouvait, entre autre, la série Les Robonics.



01. La foire

02. Evasion

03. Les voleurs de bétail

04. Le train

05. L'abominable homme des neiges

06. Le prince disparu

07. Le sosie

08. La ville fantôme       09. La maquette

10. La soucoupe volante

11. L'ermite

12. La course d'avions

13. Les animaux

14. L'idôle

15. Le pur-sang

16. Superstar

Je vais vous raconter la grande histoire du Rubik's Cube vue au travers de la vie de son inventeur, Erno Rubik. Tout a commencé avec l'homme qui a inventé ce fameux jouet que l'on appelle aujourd'hui le Rubik's cube. Monsieur Erno Rubik est passé en quelques années de professeur de design au salaire d'une centaine d'euros par mois au statut d'homme le plus riche et le plus connu de Hongrie. Le jouet qu'il a imaginé et construit de ses propres mains dans la petite chambre de l'appartement de ses parents a rendu fou plusieurs centaines de millions de personnes. Il continue encore aujourd'hui de fasciner les nouvelles générations. Lorsqu'Erno Rubik est interrogé sur le pourquoi et le comment de son invention, il n'a aucun mal à répondre tant cette invention lui a paru évidente. Mais, pour lui, la vraie difficulté arriva après la découverte de son invention.


Les raisons de l'invention

Revenons à l'époque de sa création pour mieux comprendre le contexte. N'importe quel vendeur de jouets aurait alors pu expliquer à Erno Rubik pourquoi ce cube en plastique ne serait jamais un succès. Le cube magique a été inventé dans une société communiste qui n'avait pas du tout pour objectif de vendre des jouets pour la fortune d'un seul homme. Ce jeu qui d'autre part ne respectait en rien le standard de l'industrie du jouet des années 1970. En effet, il ne fait pas de bruit, ne siffle pas, ne tire pas, n'a pas de vêtement, n'a pas besoin de piles et n'apparaît dans aucun film. La complexité ultime de ce jouet devait décourager tous ces adeptes.


Malgré tout cela, il est rapidement devenu l'objet le plus vendu dans le monde et est devenu l'un des plus populaire dans l'histoire du monde moderne. Aujourd'hui encore, il fait réfléchir les grands mathématiciens tout en amusant les enfants de sept ans. Il y eut des copies, des livres sont sortis à son sujet, des cubes de toute sorte inspirés du Rubik's cube ont vu le jour. Vingt ans plus tard, l'effet de mode fut passé, puis revenu au milieu des années 2000, et le cube est toujours utilisé sur les bancs des facultés de mathématiques. Quelle invention !


Une oeuvre de design avant d'être un challenge mathématique

Que l'on aime ou que l'on n'aime pas, si je devais choisir un objet du vingtième siècle qui sera encore produit dans 500 ans, je choisirais le Rubiks cube. Il n'a pas d'époque, il est intemporel. Il est simple et complexe à la fois. Son apparence est ultime, parfaite. La façon dont ses 26 pièces s’emboîtent est une pure oeuvre de design. Rubik déclare à propos de son invention :


« Terminé, il suggère le calme, l'ordre, la sécurité. En opposition parfaite avec lorsqu'il est une fois qu'il devient vivant, en mouvement. Il y a quelque chose de terrifiant sur un cube résolu, comme une bête sauvage encore calme mais sure de sa force. »


C'est en 1974 qu'est apparu ce casse-tête. Aucune raison qu'il n'ait pas été inventé avant. Aucune raison non plus de construire un tel cube. Erno Rubik a fait des centaines d'interviews sans pour autant donner une réponse claire. La réponse se trouve certainement dans son passé... Tout commença lorsqu'il fréquenta en tant qu'étudiant dans une école d'architecture appelée l'académie des arts appliqués et du design à Budapest. Il s'y plut tellement qu'il y resta une fois ses études terminées. Il fut alors professeur présentant principalement le design d'intérieur.


Certains prétendent qu'il aurait inventé le Cube pour ses étudiants et leur apprendre à réfléchir en trois dimensions, mais cela n'est que rumeur et Mr Rubik admet lui-même avoir été passionné pour la complexité et la perfection de l'objet. Sa première tentative fonctionnant à partir d'élastiques fut un premier pas, mais le design pouvait être encore amélioré. Il comprit que tout reposait dans la forme de chacune des pièces. 


« C'était merveilleux, dit-il, de voir après seulement quelques mouvements les couleurs se mélanger de façon en apparence aléatoire. C'était magnifique d'assister à cette valse de couleurs. C'est à ce moment même que j'ai réalisé que je venais d'inventer un casse-tête que je n'arrivais pas à résoudre. »


La résolution du 3x3 par Erno Rubik

C'est alors qu'il tenta d'établir une méthode de résolution. Il prit des notes, réfléchit, chercha. Erno Rubik se demanda s'il était possible de trouver une solution. Il tenta des mouvements désespérés pour le résoudre grâce à de la chance. Mais il comprit vite que les probabilités n'étaient pas avec lui sur ce coup-là. Erno avait l'intuition qu'il était possible de trouver une méthode. C'est alors qu'il découvrit quelques séquences de mouvements - aujourd'hui appelées algorithmes ou formules - et après un mois de recherches finit par trouver une méthode de résolution basée sur ses propres formules. Il se souvient :


« Je me rappelle à quel point j'étais fier lorsque j'ai fait la démonstration à ma famille de la solution que j'avais trouvée et j'ai vu qu'ils étaient aussi heureux, mais parce qu'ils espéraient que cela signifiait pour eux que j'arrête de passer mes journées sur ce jouet. »


Il trouvait cela étrange que personne d'autre n'ait déjà inventé quelque chose de similaire. D'ailleurs, par une coïncidence surprenante, deux autres personnes eurent une idée similaire dans les mêmes années. Mais Erno Rubik déposa un brevet hongrois sur son invention. Il était de toute façon impossible qu'il ait eu connaissance à cette époque des deux autres inventeurs. En effet, le premier étant américain et le second japonais. D'ailleurs, cet Américain a déposé un brevet similaire à celui de Rubik, quelque temps avant lui. Mais il est allé voir tous les fabricants de jouets et aucun ne trouva son idée crédible. Le Japonais, quant à lui, déposa un brevet pour un mécanisme similaire un an après Erno Rubik. La forme était cependant légèrement différente.


La conquête du monde de l'inventeur Erno Rubik

Développement de l'idée et premières ventes

Le Rubik's cube était destiné à rester dans le monde communiste et particulièrement en Hongrie avec un faible succès jusqu'à ce qu'un homme d'affaires allemand de l'ouest, Tom Kremer, s'intéresse au puzzle. Il a tout de suite vu très grand pour ce jouet. Il l'avait découvert dans un salon du jeu international, à Nuremberg, en Allemagne.


Erno Rubik trouvait que le Rubik's cube n'était pas assez mis en avant lors de la plupart de ses présentations dans les salons du jeu et que c'était pour cela qu'il ne se vendait pas mieux ; il était souvent présenté dans une boite, résolu, et donc n'attirant pas la curiosité des passants. Personne n'osait le sortir de sa boite, et encore moins le mélanger. Personne ne savait comment il fonctionnait ce qui n'attirait pas l'oeil des passants. Cet Allemand de l'ouest, Kramer, décida après avoir découvert le Cube, d'aller rendre une visite son créateur Rubik.


« Il était quelqu'un de banal au premier abord, mais j'ai tout de suite su que c'était un génie. Je lui ai dit qu'on pouvait en vendre des millions. »


L'inventeur Rubik lui explique comment présenter le Cube. Et aussi, comment le mettre en avant pour attirer curiosité et convoitises. En effet, il faut le manipuler, le mélanger, le résoudre. Le laisser dans une boite n'intéressera personne. A chaque salon international, le Cube fait son effet. Avant la fin de l'année plus d'un million de Rubik's cubes étaient déjà commandés. Notez que le Cube, dans un premier temps appelé Cube Magique en hongrois - Buvuos Kocka - pris le nom de Rubik's cube lors du développement à l'international. En effet, il était trop tard pour déposer un brevet dans de nombreux pays parce que l'invention avait déjà été déposée en Hongrie plusieurs années auparavant. Il était important d'associer l'objet à cette marque Rubik qui venait d'être créée. Ainsi, aucune autre entreprise ne puisse s'approprier le concept et donc les ventes.


Développement à l'international

Erno voyagea pour la première fois à l'ouest du bloc soviétique pour la présentation du Cube. Il essayait de le promouvoir du mieux possible et d'expliquer cette passion pour cet objet, mais il passait souvent pour un génie incompris ; les interviewers avaient souvent plus de questions par rapport à son succès et à sa richesse dans un pays communiste que pour l'objet en lui-même.


A partir de 1980, la folie du Rubik's cube devint mondiale. Des clubs de mathématiciens se formaient pour discuter des solutions, proposer des améliorations et organiser des compétitions. En juin 1982 eut lieu le premier championnat du monde de rapidité à Budapest et c'est un Vietnamien de 16 ans, Minh Thai, qui remporta le titre en 22.95 sec. Le hollandais Guus Razoux Schutz termina second en 24.32 sec et le hongrois Zoltan Labas troisième en 24.49 sec. Le meilleur français de ces championnats du monde, Jérome Jean-Charles, termine 6e en 25.06 sec. La méthode de résolution découverte par Erno Rubik est de commencer par résoudre tous les coins puis résoudre toutes les arêtes. Cette méthode était adoptée par une écrasante majorité de compétiteurs. Elle nécessite cependant en moyenne entre 90 et 110 mouvements par résolution. Erno Rubik décida de ne pas prendre part aux championnats en tant que compétiteur.


Les algorithmes de résolution

Les mathématiques et le Rubik's cube

Les mathématiciens définirent comme l'algorithme de Dieu, les mouvements minimum nécessaires pour résoudre n'importe quel Rubik's cube. Il existait une intuition parmi eux que ce nombre était de 22. Mais la seule démonstration mathématique à l'époque présentait un nombre de 52 mouvements se basant sur un domaine important des mathématiques : la théorie des groupes. En résolvant le 3x3x3 avec cette méthode, il est stupéfiant de voir à quel point le cube a l'air d'être mélangé jusqu'aux toutes dernières rotations. C'est alors que chaque couleur revient miraculeusement à la place qui lui était destinée. Notez qu'aujourd'hui, il a été démontré mathématiquement que 20 mouvements suffisent pour résoudre n'importe quel cube. Cependant, aucun ordinateur n'est en mesure de fournir l'algorithme correspondant pour chaque mélange.


La physique et le Rubik's cube

Les mathématiciens ne sont pas les seuls à s'y intéresser, les physiciens ont aussi un intérêt particulier pour le Rubik's cube. Il est utilisé pour illustrer certaines propriétés de particules élémentaires : une rotation dans le sens des aiguilles d'une montre représente un quark, une rotation dans l'autre sens un antiquark. Je vous encourage à approfondir vos recherches si ces domaines vous intéressent... Pour ma part, j'ai passé mon chemin.


En 1982 et après plus de 100 millions de cubes vendus, la mode du cube passa. L'entreprise hongroise responsable de la fabrication des cubes fit faillite. Chaque société en lien de près ou de loin avec le cube essayait de se développer le plus rapidement possible. Mais cela, sans consolider ses fondations. De plus, la société hongroise de l'époque n'était pas prête à un tel développement. Lorsqu'ils avaient besoin d'un prêt du gouvernement, le temps que tous les comités valident cela prenait près d'un an. L'entreprise s'est retrouvée un an plus tard avec un prêt ainsi qu'un stock qu'elle n'arrivait plus à vendre, car la demande est retombée aussi vite qu'elle était arrivée.


Erno après l'invention du Rubik's cube

En attendant l'obtention de son prêt, l'entreprise voulant satisfaire la demande encore présente. Elle eut alors recours à plusieurs tentatives d'importations de stock en provenance de Russie et de Chine. Les contrefaçons en provenance de Russie et présentées comme Made In Hungary comptent même jusqu'à la moitié des cubes vendus à l'époque. L'entreprise décide aussi d'acheter un million de cubes à Hong Kong, mais cette initiative se révèle infructueuse. En effet, la plupart des cubes présentés en tant que faits en Hongrie ont un défaut de fabrication dû à un défaut dans le moule plastique du Rubik's cube.


"Que fait un millionnaire avec tout son argent ?", fut la grande question que l'inventeur Erno Rubik aurait pu se poser mais qu'il ne se posait même pas. Une fois ses démonstrations terminées, son souhait était de retourner à sa vie paisible de professeur d'architecture. Il donna 200 000 dollars à une fondation en charge d'aider les inventeurs prometteurs en Hongrie. Il a aussi créé une société, Rubik Studio, qui emploie une douzaine de personnes. Elle est en charge de designer des meubles et des jouets, mais aucun d'eux n'arriva à la cheville du cube magique.


« Les problèmes d'un casse-tête sont très proches des problèmes de la vie, raconte-t-il un matin. Nous passons notre vie à résoudre des casse-têtes. Si seulement la vie était aussi simple que le Cube. »

Mylène Farmer demeure la plus mystérieuse des chanteuses françaises. La diva à la chevelure rousse déchaîne les foules et est un véritable objet de culte.

L'image sulfureuse qu'elle se forge la suit et devient sa marque de fabrique.


Avec à son actif les tubes « Libertine », « Sans contrefaçon » ou encore « Pourvu qu'elles soient douces », elle détient le record du nombre de disques de diamant.

Elle est également l'artiste ayant classé le plus de singles à la première place du top 50 avec 13 titres.


L'opus « Monkey Me » sorti fin 2012 ne déroge pas à la règle et confirme l'aura exceptionnelle dont bénéficie Mylène Farmer.


Mystique Mylène Farmer

Marie Hélène Gauthier est née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds au Québec.

Elle choisit son nom d'artiste Mylène Farmer en hommage à Frances Farmer, actrice américaine (1910-1970) alcoolique qui finit lobotomisée. Cela en dit déjà beaucoup sur le personnage Farmer.


Dès son premier titre, « Maman a tort » en 1984, Mylène Farmer cultive une image mystérieuse, provocante, troublante et ambiguë.

Avec Laurent Boutonnat, son pygmalion qui est à la fois son compositeur et le réalisateur de la plupart de ses clips, elle se forge une image sulfureuse et collectionne les clips majestueux... et censurés.


Le superbe « Libertine » en 1986 en est un exemple : érotisme chic, fascination pour la mort, imagerie XVIIIe siècle, le tout parfaitement maîtrisé dans des clips superbement réalisés. Suivront dans la même veine : « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987) ou encore « Pourvu qu'elles soient douces » (1988).


Une touche de rock

Deux ans après l'album « Cendres de Lune » (1986), Mylène Farmer sort un nouvel opus intitulé « Ainsi soit-je... » qui est un triomphe.


A cette occasion, elle donne de grands concerts au Palais des Sports puis à Bercy où son sens du grand spectacle s'exprime déjà en puissance.


En 1991, nouvel album, nouveau succès. « L'Autre » démarre triomphalement, porté par le carton du single « Désenchantée ». D'autres extraits feront également un tabac, tels que « Je t'aime mélancolie » ou encore « Regrets », en duo avec Jean Louis Murat


Il faudra attendre 1995 avant que Mylène Farmer sorte un nouvel album. Entre temps, il y aura eu le cuisant échec de « Giorgino », ses débuts au cinéma sous la houlette de Boutonnat.

Son album « Anamorphosée » est plus rock et plus agressif comme en témoignent certains extraits tels que « XXL » ou « L'instant X ».


Une chanteuse culte

En 1999, Mylène sort « Innamoramento » qui remporte encore les suffrages de son public. Elle défraye à nouveau la chronique avec le clip de « Je te rends ton amour » et son imagerie religieuse jugée blasphématoire. Un nouveau méga-show enflamme ses fans à Bercy.


En l'an 2000, elle se penche sur le destin de la jeune Alizée en lui écrivant (en collaboration avec Laurent Boutonnat) « Moi... Lolita », un des plus gros succès de l'année.

En décembre, la sortie du live du « Mylenium Tour » donne lieu à des débordements d'émotions dans les magasins de disques, certains ayant choisi d'ouvrir à minuit pour le lancement du disque.


Personnage unique dans le paysage de la chanson française, Mylène Farmer semble presque devenue un objet de culte.


L'année suivante sort le premier best-of de la chanteuse, « Les Mots ». Il faut attendre 2005 pour entendre son album « Avant que l'ombre » avec des textes signés Mylène Farmer et des musiques du fidèle Laurent Boutonnat.


La chanteuse qui demeure toujours aussi mystérieuse se produit sur la scène du Palais Omnisport de Paris-Bercy en janvier 2006 pour une série de 13 concerts.


Une artiste toujours acclamée

En août 2008, Mylène Farmer sort « Point de Suture », son septième album studio. Electro-pop, musique up-tempo, voila comment se caractérise cette nouvelle production enregistrée à Bruxelles. « Dégénération » et « Appelle mon numéro » en sont les premiers extraits.

Par ailleurs, Mylène Farmer se produit deux soirs de suite au Stade de France, le 11 et 12 septembre 2009.


En 2010, Mylène Farmer effectue un retour remarqué avec le nouveau single « Oui mais non », annonçant son nouvel album « Bleu Noir ».

Si l'artiste signe les paroles de ce nouveau titre, la musique a cette fois été confiée aux bons soins du producteur de Lady Gaga RedOne, qui réalise là sa première collaboration avec un artiste français.


Le fidèle Laurent Boutonnat ne participe pas à ce premier extrait. Il reste cependant un collaborateur de Mylène Farmer puisqu'il compose la musique d'une autre nouvelle chanson.


En effet, la chanteuse a également enregistré un duo avec Line Renaud « C'est pas l'heure », dont Mylène Farmer signe encore les textes. L'album est certifié disque de Diamant en seulement 3 mois.


Le succès continue avec « Monkey Me »

Le 5 décembre 2011 sort « 2001-2011 », un nouveau best-of avec deux titres inédits dont « Du Temps », composé par Laurent Boutonnat.

En moins d'un mois, l'opus devient la troisième compilation la plus vendue de l'année et reçoit un double disque de platine.


Le 28 janvier 2012, Jean Paul Gaultier remet à Mylène Farmer un NRJ Music Award de Diamant, un prix spécialement créé pour la chanteuse qui récompense l'ensemble de sa carrière.


« Monkey Me » sort le 3 décembre 2012. Il s'agit d'un album pop-rock signé du duo Farmer/Boutonnat et qui marque un retour aux sources.

Grâce à un public toujours fidèle, l'album est certifié disque de diamant en moins d'un mois.

« À l'ombre », le premier extrait, connaît le même succès et se classe n°1 des charts.


En janvier 2013 sort le deuxième single « Je te dis tout », soutenu par un clip encore une fois très artistique.

Comme à son habitude, Mylène Farmer prévoit une grande série de concerts pour partir à la rencontre de ses fans.


La tournée « Timeless 2013 » est programmée pour l'automne 2013. La chanteuse parcourt les plus grandes salles de France avec notamment 10 dates à Paris-Bercy. Elle visite également la Belgique, la Suisse, la Russie et la Biélorussie. Les billets s'arrachent et la plupart des salles affichent complet.


Retour en 2015 avec « Interstellaires »

A l’été 2015, Mylème Farmer et sa maison de disque annoncent la sortie d’un nouvel album, grâce à un site Internet dédié à l’événement affichant un décompte. Prévu pour le 6 novembre, il est introduit par un premier single en duo avec Sting, « Stolen Car ».


Il s’agit d’une reprise d’un titre du chanteur datant de 2003, produit par le jeune musicien The Avener. Dès sa sortie le 28 août, il se classe numéro 1 des ventes.


Le 25 septembre, la pochette et le tracklisting de l’album sont dévoilés aux fans. L’opus contient 11 titres. Le clip de «Stolen Car», tourné à Paris et dans lequel jouent les deux stars, est dévoilé le 12 octobre.


Le 12 novembre, le conte de Michel Onfray «L'étoile polaire» sort avec des illustrations réalisées par la chanteuse réalisées en parallèle.


Succès aux États-Unis

Au mois de décembre, Mylène Farmer figure dans le «Tonight Show starring Jimmy Fallon» et dévoile son album pour la première fois aux États-Unis sur le label Cherrytree Records.


Et en 2016, son duo «Stolen Car» déroche la première place des charts américains.


En janvier 2018, Mylène Farmer dévoile «Rolling Stone», le premier titre de son album prévu pour l’automne 2018.


Retour au cinéma

La chanteuse fait également son grand retour à l’écran en jouant dans « Ghostland », le film de Pascal Laugier tourné à Winniepeg, au Canada, qui sort le 14 mars 2018 au cinéma.


Un show extraordinaire jamais fait en Europe

En juin 2019, Mylène Farmer donne le coup d'envoi d'une série de neuf concerts à Paris La Défense Arena, la plus grande salle de spectacle d'Europe.

À la fin de la guerre de Sécession à laquelle il participe, John Pemberton est pharmacien à Columbus (Géorgie) et possède un petit laboratoire à Bay City (Michigan). En 1870, il s'installe à Atlanta, le marché étant plus important que celui de Columbus et de Bay City. Vétéran de la guerre de Sécession, John Pemberton a contracté une addiction à la morphine à la suite du traitement des douleurs dues à ses blessures. Il est alors à la recherche d'une boisson qui pourrait lui permettre de se désintoxiquer progressivement.


La première recette ancêtre du Coca-Cola, le French Wine Coca, est inventée par John Pemberton en 1885. Il s'agit d'une boisson alcoolisée à base de coca, de noix de kola et de damiana. Pemberton s'est probablement inspiré de la recette du vin Mariani (d'où l'appellation French Wine Coca), un mélange de vin de Bordeaux et de feuille de coca créé par le pharmacien corse Angelo Mariani en 1863. La vente du French Wine Coca se poursuivra jusqu'à la mort de Pemberton en 1888.


Le 25 novembre 1885, le maire d'Atlanta organise un référendum sur la question de l'interdiction de l'alcool dans la ville. Atlanta devient une ville « sèche » pour une période d'essai de deux ans durant lesquels la vente d'alcool est interdite. Ainsi, l'enjeu pour la jeune compagnie sera d'offrir une boisson sans alcool, tranchant avec les orangeades et procurant les effets du bourbon. Pemberton va développer une version sans alcool de sa boisson, mais toujours avec la coca, son principal ingrédient actif, qui subsistera dans la recette jusqu'à la fin du XIXe siècle. Pemberton s'associe à Frank Robinson, un comptable de formation et surtout, un homme ambitieux. Il le rencontre en présence de son associé Ed Holland en 1885. De cette association, naît officiellement la marque Coca-Cola et la Pemberton Chemical Company. Frank Robinson est, pour certains, l'initiateur de la création du nom de la nouvelle boisson, de la calligraphie spencerienne de son logo et l'initiateur d'un recours massif à la publicité. Le 6 juin 1887, Pemberton fait inscrire la marque au registre du commerce, ce qui fait de lui l'unique propriétaire et cela aux dépens de ses anciens associés. La même année, l'homme d'affaires Asa Griggs Candler achète Coca-Cola à Pemberton pour 2 300 dollars, profitant, avec Frank Robinson, de la maladie de Pemberton pour la lui racheter de force. Il va, à l'aide d'une campagne marketing intense, donner son essor à la boisson. Elle est mise en bouteille pour la 1re fois en 1894 par Joe Biedenharn, dans l'arrière salle d'une fabrique de confiseries, à Vicksburg, dans le Mississippi.


Officiellement, la boisson ne contient plus de cocaïne depuis 1903, mais après un contrôle surprise de la US Food, Drug and Insecticide sur le produit, il s'avère qu'on en détecte encore des traces après 1929. Des recherches scientifiques montrent qu'un verre de Coca-Cola en 1886 contenait environ neuf milligrammes de cocaïne. En 1911, le directeur du Bureau de chimie du département de l'agriculture américain Harvey Washington Wiley affronte la firme et son important service de chercheurs, l'accusant d'user à tort du nom de Coca-Cola alors qu'elle ne contient plus de cocaïne et également d'utiliser illégalement de la caféine comme additif. L'affaire se termine en 1916 devant la Cour suprême qui exige que l'entreprise paye les frais de justice et réduise le taux de caféine de son soda. Cette affaire juridique marque un jalon important dans l'élaboration de normes sur l'étiquetage.


Coca-Cola s'est implantée en France en 1919. Après la fin de la Première Guerre mondiale en 1918, les soldats américains mobilisés en attente dans des camps de transit, doivent embarquer vers les États-Unis. Un Américain habitant la France, Raymond Linton, a l'idée de vendre la boisson à ses compatriotes. Raymond Linton livre son témoignage sur les premières livraisons : « Le premier envoi de Coca-Cola vers la France est arrivé à Bordeaux, au printemps 1919. Si les tonneaux pouvaient parler, je serais effrayé à l'idée de ce que des milliers de tonneaux de vin passant par le port auraient à dire à ces premiers tonneaux rouges et nul doute que ces tonneaux rouges auraient également beaucoup de choses à dire […] Les services de la douane n'avaient pas un tel produit sur leurs listes et ils refusaient de m'écouter quand je leur expliquais que ce n'était pas de l'extrait de coca. Ils furent même très surpris lorsque leurs chimistes fournirent les résultats des analyses. » Le succès des ventes aux soldats américains poussèrent l'entreprise à s'implanter à Paris, le 11 juillet 1919. Mais la production française ne débuta qu'en 1921.


En 1933, le café de l'Europe à Paris, près de la gare Saint-Lazare propose une nouvelle boisson, le Coca-Cola.


Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne du Troisième Reich représente le second marché de la compagnie Coca-Cola après les États-Unis, avec une production de plus de cent millions de bouteilles. En 1928, Robert Woodruff, alors président de la compagnie, participa à deux soirées privées organisées par Göring et Goebbels. Son séjour dépassa donc le cadre de la banale visite de courtoisie aux dignitaires d'un pays au marché important. Max Keit, responsable de la compagnie en Allemagne entre autres et proche du pouvoir politique ainsi que Nicholas Rouks, directeur des ventes outre-Atlantique, plaçaient des publicités pour son soda, dès qu'un magazine mettait le Führer en couverture, mais aussi dans les pages de Die Wehrmacht, le périodique de l'armée allemande, ou encore à la radio où le jingle Coca-Cola est souvent le premier spot publicitaire suivant le Reichsrundfunk, le journal d'information du IIIe Reich. En 1937, Coke est l'une des attractions d'une exposition berlinoise à la gloire des ouvriers du Reich.


À cette époque, la firme entreprend une stratégie d'expansion et pour la compagnie, le marché européen se doit de poursuivre son commerce même pendant la guerre. Cela explique la vente de la boisson en France et en Allemagne, alors qu'en 1942, l'administration F.D. Roosevelt accorda à la firme d'Atlanta le statut de « fournisseur de guerre », ce qui lui permit d'échapper à la restriction sur le sucre aux États-Unis. Ce fut la même chose en Allemagne.

Un demi-siècle plus tard, cet abominable criminel masqué devient le méchant « pop » d’une trilogie sous l’égide d’André Hunebelle. En 1964, le succès du Bossu incite Alain Poiré, qui vient d’acheter les droits de Fantômas, à réengager le trio gagnant Hunebelle / Marais / Bourvil, afin de faire du mythe un divertissement populaire où se mêlent bravoure et dérision.


Influencé par le succès planétaire de James Bond 007 contre Dr No, Hunebelle tente préalablement de convaincre Sean Connery de participer à l’aventure mais se heurte à un refus. Jean Marais s’impose alors irrévocablement. Ensuite, retardé sur un autre film, Bourvil doit laisser sa place à Louis de Funès, conformément au souhait d’Alain Poiré. À ce propos, un des scénaristes, Jean Halain (le second étant Pierre Foucaud) rassure d’emblée : « Bien que Louis de Funès soit le commissaire Juve, il ne fera pas son numéro « de Funès. » Il jouera au contraire sérieusement, ne devenant comique que par les aventures qui lui arrivent. »


Fantômas (André Hunebelle, 1964)Si l’intrigue de Fantômas (1964) reprend les personnages clés issus de l’œuvre originelle (le méchant, le policier, le journaliste et sa fiancée), et adresse quelques clins d’œil aux films de Feuillade (les cartes de visite signées Fantômas ; le déguisement de Fandor en collants, cagoule et cape noire ; la main gantée qui assomme le journaliste), le traitement d’Hunebelle prône une orientation comique résolument éloignée des récits noirs et sanglants de Souvestre et Allain. Jean Halain explique : « Le meilleur moyen de ne pas trahir Marcel Allain consistait à conserver le personnage et à le placer dans une intrigue nouvelle, au lieu de faire l’adaptation d’un des romans. Il fallait d’autre part choisir entre le film cruel, presque d’épouvante, et la comédie d’action. Nous avons préféré la comédie, puisqu’avec Hunebelle nous avons l’habitude de pratiquer un cinéma de détente. »


Vedette du cinéma de cape et d’épée (Le Capitan, Le Bossu), Jean Marais interprète le double rôle de Fantômas et de Fandor. Il dessine lui-même le masque couleur peau de requin du monstre et, pour des raisons pratiques, sa voix est doublée par un habitué des polars de Jean-Pierre Melville, Raymond Pellegrin, lequel rêvait lui aussi d’incarner une telle figure. Un joli cadeau car, in fine, c’est peut-être ce que l’on retient le plus. D’où ce sentiment amer éprouvé par Jean Marais, regrettant que son implication ne soit pas reconnue à sa juste valeur : « Je me donnais un mal fou, avec mon maquilleur, pour qu’on ne me reconnaisse pas. Même quand Fantômas était déguisé en Fandor, il fallait que l’on ait l’impression que ce n’était pas vraiment moi, ce qui demandait deux ou trois heures de maquillage. Et à la sortie du film, des gens me disaient : « Mais qui joue Fantômas ? »


Trop peut-être. Ainsi, le cinéaste prend parfois son travail à la légère. Jean-Pierre Desagnat, un de ses assistants, raconte : « Hunebelle était un homme assez fantaisiste qui laissait beaucoup travailler ses assistants. Parfois, il pouvait partir pour la journée après avoir confié la réalisation à ses assistants. Un jour, nous tournions en extérieurs sur une voie ferrée que j’avais trouvée dans la région de Monterau mais qui ne nous était prêtée pour le tournage qu’à des heures précises. Or, lorsque la voie fut disponible pour tourner, Hunebelle avait disparu avec sa voiture et son chauffeur. Il avait disparu depuis longtemps et nous étions tous inquiets. Le producteur Paul Cadéac a dit au réalisateur de la deuxième équipe Jacques Besnard : « Bon allez, tu tournes car nous ne pouvons pas attendre André, nous ne savons pas où il est. » Et c’est donc Jacques qui a tourné le plan. Pour ma part, j’ai passé la journée à appeler les hôpitaux, les restaurants pour obtenir des nouvelles ou pour trouver André Hunebelle. Ce n’est que six heures plus tard qu’Hunebelle est revenu. Il nous a dit qu’il avait trouvé une auberge très bonne qui lui avait beaucoup plu où il avait passé l’après-midi à dormir ! C’était le genre de coups qu’il pouvait nous faire, et qu’il nous a faits à plusieurs reprises. » Il souligne en sus : « Hunebelle ne faisait pas de découpage. Il arrivait le matin sur le plateau avec une idée globale de ce qui allait être fait dans la journée mais son découpage technique, il le faisait sur place le jour-même. Il discutait et répétait avec les comédiens et, seulement après, il faisait les découpages. Cette façon de travailler pouvait être déstabilisante, car Hunebelle pouvait changer d’avis dans la journée, mais c’était aussi mon rôle de trouver des possibilités en fonction des changements et des imprévus. Ça fait partie du métier. D’ailleurs, un assistant doit s’adapter à chaque réalisateur avec lequel il travaille car chacun a ses habitudes, très différentes les unes des autres. »


Il n’empêche, à l’arrivée, Fantômas s’annonce comme une réussite à tout point de vue, y compris commercial, et ce, essentiellement grâce à Jean Marais, dont le nom est censé porter à lui seul le poids du long-métrage. Néanmoins, dès les premières projections, c’est Louis de Funès qui se révèle être l’attraction maitresse. Paris Presse, notamment, écrit : « De Funès joue un policier idiot. Il grimace avec fureur. Il se plisse, se déplisse. Il nasille, claironne. Il trépigne. Il se dresse sur ses ergots comme un vieux coq. Il a une façon de se gratter, inoubliable. Pour un peu, il nous montrerait son derrière. La salle est ravie. Les rires déferlent. »


Dominique Zardi, figure incontournable de la trilogie (et d’innombrables comédies à la française), souligne : « Lorsque André Hunebelle a décidé de faire Fantômas, tout le monde rigolait et se moquait de lui en disant : « Oh non, pas Fantômas ! On a déjà eu Belphégor, ça ne sert à rien ! » Là où le génie de monsieur Hunebelle a opéré, c’est qu’il a compris, pour que cela marche, qu’il ne fallait mettre l’accent ni sur Fantômas, ni sur Fandor mais sur le commissaire Juve. D’ailleurs Jean Marais s’en est un peu étonné et disait : « Mais pourquoi il y a tant de plans de Louis ? » Pareil pour Mylène Demongeot qui s’énervait car il ne respectait pas le plan de travail ! Et il a eu raison, Louis a explosé ! »


De fait, 4.492.419 spectateurs se ruent en masse dans les salles de l’Hexagone pour découvrir ce spectacle humain détonant porté par la merveilleuse partition jazzy du compositeur Michel Magne.


Dans la foulée, André Hunebelle s’empresse d’annoncer un second Fantômas, « avec, bien entendu, Jean Marais et Mylène Demongeot. Ce film s’intitulera Fantômas contre Interpol. Ce sera plein d’exotisme. Il se déroulera, peut-être, dans un pays de pétrole saharien. » Louis de Funès semble pour l’heure absent de cette opération. Mais l’énorme raz-de-marée engendré par le premier volet, plus celui de ses productions adjacentes (Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Corniaud) persuadent auteurs et producteurs de le réintégrer ipso facto au centre de l’équipe. De son côté, l’acteur fétiche de Jean Cocteau accepte à son tour de prolonger l’aventure, et de partager le haut de l’affiche avec de Funès : « Il n’y avait aucun atome crochu entre Marais et de Funès, se souvient Mylène Demongeot, même s’il n’aimait pas le personnage que Louis avait créé, celui du petit Français râleur, désagréable, obséquieux, hypocrite… Pour autant, il n’y avait pas de tension, ils étaient trop bien élevés pour ça. Mais de Funès imposait son propre rythme à tout le film. Il avait tellement répété qu’il était parfait dès la première prise. Le contraire de Jean Marais qui avait besoin d’un certain temps avant d’être en place. » En marge, la comédienne demande à Hunebelle d’étoffer son personnage, qu’elle trouve terne. Et sa requête est acceptée. Résultat, Fantômas se déchaîne gagne en richesse, tant dans la forme que dans le fond, avec des caractères nettement plus complexes, sauf celui du pauvre Fandor, littéralement dévoré par l’omniprésence d’un commissaire Juve désormais en totale roue libre, et ce jusque sur l’affiche !


Rivalisant avec le héros de Ian Fleming, Juve se prend pour Q, le roi des gadgets bondiens. Personne n’a oublié le troisième bras mécanique et l’admirable cigare-pistolet. Et quel enfant n’a pas fantasmé sur la « voiture qui vole », symbole idéal de cette trilogie ? Louis de Funès parfait son rôle de flic franchouillard et pleutre, et obtient un nouveau succès commercial dans la lignée du précédent avec un total de 4.212.446 entrées.


Inévitablement, cela déplaît aux critiques, comme en témoigne ce papier de Pierre Marcabru publié dans le magazine Arts en décembre 1965 : « André Hunebelle habille ses personnages en mesure industrielle. Il n’y a guère que Mylène Demongeot qu’il n’habille pas, ou peu. Elle est charmante. C’est la seule à donner un certain relief au film. Pour le fantastique, on repassera. Hunebelle s’en tient au décolleté plongeant. (…) Que tourne-t-on ? Telle est la question. On tourne un film qui ressemble au précédent et qui ressemblera au suivant. L’essentiel est de ne pas déranger le spectateur. Le faire sauter d’un film dans l’autre sans qu’il puisse même s’en rendre compte, voilà le chic ! On traverse son œuvre comme un train express, un tunnel. En un clin d’œil, et sans coupure. (…) Fantômas est un sujet en or dont André Hunebelle a voulu tirer de l’argent. L’argent rentrera. » Ce qui advient, et mène naturellement à la conception d’un épisode supplémentaire.


Entre-temps, l’équipe doit faire face à une attaque parallèle pour le moins inattendue, celle d’un des créateurs de Fantômas, Marcel Allain. Les auteurs du film ont beau prétendre ici ou là avoir obtenu son aval, Allain prend la parole en juillet 1965, soit six mois avant la sortie en salles de Fantômas se déchaîne, et ne mâche guère ses mots à l’égard de cette seconde production : « Je ne comprends pas, je ne comprendrai jamais que les cinéastes se disputent pour acheter une œuvre qu’ils s’empressent de dénaturer complètement, en faussant les caractères des personnages et ne tenant aucun compte de l’intrigue ! (…) On dote Hélène d’un jeune frère. Hélène ne doit avoir aucune famille – sauf son père, Fantômas. Je vois surgir un « Michou »… qui peut être amusant. Mais il est rigoureusement impossible qu’Hélène ait un frère (pourquoi pas les allocations familiales ?). Et ce ne sont que personnages qui se griment, se prennent les uns pour les autres bien qu’intimes, se poursuivent puis s’échappent avec une dérisoire facilité, mais platement, sans aucune imagination (…) À ce compte, pourquoi ne pas fournir à Juve un onguent dont il se frottera la poitrine et qui détournera les balles de revolver qui risquent de l’atteindre ? C’est trop facile, c’est plat, c’est détestable, c’est essentiellement de l’anti-Fantômas. » (La Tour de feu)


Pour autant, cela ne freine en rien la mise en chantier du numéro trois, Fantômas contre Scotland Yard (ex La Vengeance de Fantômas, puis Fantasia pour Fantômas). Dans cette ultime entreprise, les châteaux hantés d’Écosse et les brumes du Loch Ness succèdent aux cadres parisiens et méditerranéens de Fantômas et Fantômas se déchaîne, même si en réalité le film a été tourné dans le château de Roquetaillade, au cœur du Bordelais, tandis que les fameuses scènes de chasse à courre ont, pour leur part, été filmées dans la forêt de Fontainebleau. On y retrouve les seconds rôles habituels (Dalban, Dynam), et Jean-Roger Caussimon – brillant chanteur-interprète et signataire de textes pour Léo Ferré – ici sous les traits de l’impassible lord Mac Rashley. La musique est à nouveau signée Michel Magne, qui adapte sa partition jazzy en incorporant trompettes et cors de chasse anglais dans ses instrumentations.


Enlevé et riche en gags, ce troisième volet propulse à nouveau le personnage du commissaire Juve aux sommets, au détriment de Jean Marais. Ce qui influe sur leurs rapports, et l’organisation du plan de travail. Desagnat confesse : « Les relations entre Jean et Louis ont été très bonnes sur le premier film. Sur le deuxième, l’ambiance a commencé à se déliter car Marais estimait que de Funès avait un rôle plus important que le sien. Et sur le dernier, Hunebelle s’est arrangé pour que chacun ait ses séquences, séparées, pour qu’ils ne travaillent pas trop ensemble. » Dans Fantômas se déchaîne, Juve déclarait sans doute de façon prémonitoire : « Plus d’initiatives ! À partir de maintenant c’est moi qui prendrai la direction des opérations ! »


Le tournage des scènes d’action est fatiguant pour Jean Marais qui exécute lui-même toutes ses cascades (à l’exception du saut en parachute). Âgé de cinquante-quatre ans, il semble moins précis lorsqu’il doit désarçonner ses adversaires à cheval, mais continue à se livrer jusqu’au bout. Un de Funès déchaîné domine les nombreuses scènes comiques de l’épisode le plus rythmé de la série, de l’anthologique séquence de spiritisme à celle, surréaliste, du dialogue hippique (« Le cheval parle ! J’ai un cheval qui parle ! »). Son génie est en effervescence lorsqu’il improvise la scène hilarante où Jacques Dynam cherche son revolver dans le lit du commissaire. Et la presse n’y est pas insensible : « De Funès peut tout faire, se substituer au scénariste, au metteur en scène, improviser des effets saugrenus, imaginer une situation, créer à lui seul un climat burlesque : il mériterait de figurer deux fois, sinon plus, au générique. Il invente une nouvelle espèce : l’acteur-auteur. » (Louis Chauvet dans Le Figaro, 22 mars 1967).


Privilégiant le ressort comique à l’action des épisodes précédents, Fantômas contre Scotland Yard multiplie les situations clownesques et les effets visuels (les fameux lits valseurs du château hanté) préférant laisser les gadgets au placard. D’ailleurs, après avoir échappé à ses poursuivants grâce à un sous-marin et une DS volante dans les précédents volets, Fantômas s’échappe cette fois… à bicyclette ! Point final ? Pas tout à fait.


À l’issue de ce tournage, un quatrième épisode est aussitôt envisagé. C’est en tout cas ce qu’affirme Jean Marais auprès des médias à l’approche des années 1970. Le titre, Fantômas à Moscou, promet d’ores et déjà d’intenses péripéties vers une destination excitante à souhait. Surtout, on parle d’une franche évolution dans les liens qui unissent les personnages. Plusieurs révélations fuitent, dont une de taille stipulant que Fantômas n’est autre que… le père de Fandor ! Un coup de théâtre qui aurait sans nul doute fait date dans l’histoire du septième art, treize ans avant Star Wars épisode V : L’Empire contre-attaque de Irvin Kershner.


Las, le projet capote, et ce pour de multiples raisons. D’abord, la saga commence à s’essouffler (3.557.971 tickets vendus pour Fantômas contre Scotland Yard). Puis, Jean Marais ne supporte définitivement plus d’être le simple faire-valoir d’un « insupportable grimacier » – son salaire est même, pour la première fois, nettement en-dessous de son rival. Quant à de Funès, les chiffres records cumulés par Le Gendarme à New York (5.495.045 entrées), Le Grand Restaurant (3.878.520 entrées) et surtout La Grande vadrouille (17.267.607 entrées) le convainquent de ne pas rester associé à un partenaire aussi vieillissant qu’encombrant.


À l’aube du 21e Siècle, le producteur Thomas Langmann ambitionne de remettre au goût du jour ce légendaire brigand. Les noms de Vincent Cassel, Jean Reno, José Garcia, Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze circulent… en faveur d’un remake dirigé par Christophe Gans. Cependant, des divergences artistiques, doublées d’un montage financier complexe, conduisent le projet à sa perte. Sans relance depuis.


Et Fantômas, lui, court toujours…