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Taureau est le nom vernaculaire donné au mâle de l'espèce Bos taurus, un mammifère domestique ruminant, généralement porteur de cornes sur le front, appartenant à la famille des Bovidés. Sa femelle est la vache. Il est utilisé principalement pour la reproduction dans l'élevage laitier, de plus en plus par insémination artificielle, pour la production de viande bovine (élevage de taurillons) et pour des sports comme les courses de taureaux ou le rodéo. C'est un animal très présent dans la culture, notamment dans l'art de la tauromachie.

ÉDITION

2020

02

LES ANIMAUX QUI CHARGENT |

Classification selon MSW

AVERTISSEMENT |

Si Barnabé a disparu depuis quelques temps, c’est pour une bonne raison, préparer une toute nouvelle rubrique qui commence dès maintenant. Barnabé a parcouru le monde entier durant ces deux ans et c’est retrouvé dans des situation très dangereuse afin de vous fournir un vrai manuel de survie. Tout ce que vous verrez ici est totalement exact, tout a été testé par Barnabé en compagnie de professionnel…  Lorsqu’une vie est en danger ou en situation désespérée, il est possible qu’aucune solution efficace n’existe. Pour affronter les scénarios extrêmes dont il est question dans cette nouvelle rubrique, nous nous recommandons vivement de consulter un expert confirmé. Mais dans la mesure ou les experts confirmés ne sont toujours pas à la portée de main lorsque la sécurité physique ou psychologique d’un être humain est en jeu, nous avons demandé à des experts dans différents domaines de nous décrire les techniques auxquelles ils auraient recours dans ces situations d’urgence. Terra REPORTER décline toute responsabilité quant aux blessures pouvant résulter de l’usage, bon ou mauvais, des infirmations contenues dans cette rubrique. Nous ne garantissons ni l’exhaustivité, ni la fiabilité absolue de ces informations, qui ne devront en aucun cas se substituer au bon sens et à la capacité du jugement du lecteur. Enfin, rien dans cette rubrique ne saurait être compris ou interprété comme une violation du droit civil ou du droit pénal, nous vous demandons de respecter les lois et les droits d’autrui, y compris les droits de propriété.

COMMENT ECHAPPER A UN RHINOCEROS QUI CHARGE |

  1. Grimpez à un arbre,


 

  1. Courez jusqu’au fourré le plus proche : Il est peu probable qu’un rhinocéros vous poursuive jusque dans un fourré épais. Pénétrez le plus loin possible à l’intérieur. L’adrénaline devrait vous anesthésier contre les épines, c’est en sortant que vous risquez de sentir votre douleur.


 

  1. Ne bougez pas, et criez : Si nous n’avez à votre disposition ni arbre, ni fourré, restez en place et faites face l’animal (le rhinocéros à la vue basse, mais il est attiré par le mouvement). A son approche, hurlez, criez de toutes vos forces. Il est possible qu’un rhinocéros en train de charger se détourne d’une cible trop bruyante.


 

  1. Courez dans la direction opposée : Un rhinocéros, une fois lancé, continue toujours dans la même direction. Il est peu probable qu’il pile net et fasse demi-tour pour charger à nouveau. Une fois que vous aurez détourné sa trajectoire en criant, courez la direction opposée.

BARNABÉ VOUS AURA PREVENU |

  • Le premier réflexe d’un rhinocéros surpris ou effrayé est de charger, que le danger soit réel ou imaginaire.

 

  • Une mère rhinocéros défendra son petit de manière agressive en chargeant, quel que soit le danger.


     

 

  • Le rhinocéros est capable de monter des pentes assez raides, et charge aussi bien dans l’eau que dans la boue.

 

  • Un rhinocéros peut charger et attaquer un véhicule, ou le poursuivre sur près de 2 km. Un gros mâle (2,3 tonne et plus) peut facilement renverser une voiture.


     

 

  • Le rhinocéros noir d’Afrique est considéré comme étant le plus dangeureux et susceptible de charger, mais le rhinocéros blanc et le rhinocéros indien peuvent aussi charger. Les rhinocéros de Java et le Sumatra sont plus petits, plus peureux, habitent en forêt et sont en principe moins dangeureux pour l’homme.

 

  • La corne antérieure d’un rhinocéros blanc peut atteindre jusqu’à 1,60 mètre.

COMMENT ECHAPPER A UN TAUREAU QUI CHARGE |

  1. Ne provoquez jamais le taureau et ne bougez pas : En général, un taureau ne s’intéresse pas à un humain, sauf s’il est en colère.


 

  1. Cherchez un endroit sûr (chemin de traverse, abri couvert ou terrain en hauteur) : Courir ne vous aidera pas beaucoup, sauf si vous trouvez une porte ouverte, une carrière à sauter ou un autre abri, car un taureau court plus vite qu’un humain. Mais si vous avez un endroit sûr en ligne de mire, foncez.


 

  1. Si vous ne trouvez pas d’abri, retirez votre chemise, votre chapeau ou n’importe quel autre vêtement : Servez-vous en pour distraire le taureau. La couleur n’a pas d’importance. Même si les toréadors utilisent des couleurs vives, les taureaux ne foncent pas systématiquement sur du rouge, ils réagissent au mouvement, pas à la couleur.



Si le taureau charge, ne bougez pas, pus jetez votre chemise ou votre chapeau sur le côté : En principe, le taureau se dirigera vers l’objet que vous venez de jeter.

S’ILS SONT NOMBREUX |

Si vous vous trouvez face à un troupeau de taureaux ou de bétail, n’essayez pas de tous les distraire. Tentez de voir vers quoi ils courent, et ôtez-vous de leur chemin. Si c’est impossible, votre seule option est de courir en lisière du troupeau afin d’éviter le piétinement. Contrairement aux chevaux, les taureaux ne vous éviteront pas si vous vous allongez à terre, alors ne vous arrêtez pas.

COMMENT REPOUSSER UN RENNE QUI CHARGE |

  1. Maintenez votre position, restez debout : La plupart du temps, le renne est un animal docile, qu’on surnomme parfois « vache de la toundra ». Il vous tournera autour plutôt que de vous foncer dessus, même s’il est en troupeau.


 

  1. Attention au Rennes en rut : Le renne s’accouple de fin aout à octobre. En rut, ou en chaleur, il est beaucoup plus dangereux. Chaque male a un harem de femelles et devient imprévisible et agressif lorsqu’on les approche. Les males comme les femelles possèdent des bois mais ceux du male sont nettement plus importantes, pesant jusqu’à plus de 180 kg. Au moment du rut, les males ont le cou plus épais, voire enflé.


 

  1. Attention aux coups de pattes : Si on les dérange, le renne prendra appui sur ses pattes arrière pour frapper avec les pattes avant. En général, la femelle n’est pas dangereuse, sauf si elle défend son petit. Tenez-vous bien en arrière, et sur le côté de l’animal pour éviter les coups de pattes. Pendant le rut, et si on le provoque, le male aura tendance à donner des coups de corne plutôt que des coups de pattes.


 

  1. Soyez attentif aux mouvements des bois : Avant de frapper avec ses bois, ou d’encorner un intrus, un male cherchera à l’intimider en les lui « présentant », en tournant la tête sur le côté. Soyez prudent si vous approchez ou acculez un male pendant cette « présentation ».


 

  1. Reculez lentement : Parlez au Renne a voix basse. Ne faites pas de mouvement brusque.


 

  1. Ne levez pas votre bras au-dessus de votre tête : Le male pourrais prendre cela comme un défi, et un signe que, vous aussi, vous lui présentez vos bois.


 

  1. Si le male tente de vous encorner, attrapez-lui les bois : Saisissez une branche dans chaque main et essayez de détourner la tête du Renne. S’il pousse en avant, il est possible que vous ne parveniez pas à le repousser, mais guider ses bois vous aidera peut-être à détourner la charge.


 

  1. Mettez-vous rapidement sur le côté après avoir lâché les bois : Une fois sur le côté, vous pourrez plus facilement vous éloigner. Ne courez pas, vous attirerez à nouveau son attention. Lentement mais sûrement, mettez de la distance entre vous le renne.


 

  1. Appelez à l’aide : Sur un ton qui ne braque pas davantage l’animal, avisez votre situation ceux qui se trouvent dans les environs. Ils pourront peut-être attirer l’attention du renne.

LE PLUS DE BARNABÉ |

La vitesse d’un animal qui charge


ELEPHANT D’ASIE : 25 Km / heure.


HIPPOPOTAME : 30 Km / heure.


GRIZZLY : 55 Km / heure.


LOUP : 55 Km / heure.


RHINOCEROS : 55 Km / heure.


COYOTTE : 65 Km / heure.


CHEVAL : 80 Km / heure.


ÉLAN : 80 Km / heure.


ABTILOE D’AMÉRIQUE : 100 Km / heure.


CANARD ET OIE : 110 Km / heure.


GRÉPARD : 115 Km / heure.


FAUCON PÉLERIN : 320 Km / heure en piqué

  

LE SANGLIER |

Un animal dangereux, méchant, qui charge sans raison dès qu'il nous aperçoit : telle est l'image redoutable qu'ont la plupart des gens du sanglier. Mais cette idée est-elle justifiée ? Absolument pas, selon Caroline Etienne, auteur d'un ouvrage de référence sur cette bête noire* : "Le sanglier ne s'intéresse pas à nous et, lorsqu'il détecte notre présence, grâce à son ouïe et à son odorat très développés, il préfère largement fuir". Mais encore faut-il qu'il le puisse. Car même si la bête n'est pas agressive, elle est armée de défenses proéminentes et peut devenir dangereuse lorsqu'elle se sent en danger (elle ou ses petits). D'où les nombreux récits de personnes agressées, parfois blessées, par un sanglier furieux, en réalité apeuré. "En ce qui me concerne, malgré toutes les histoires que j'ai entendues, je n'ai jamais eu peur de lui. Au contraire, depuis ma première rencontre avec l'un d'eux, qui pourtant était un mâle de plus de 100 kg, j'ai envie d'avoir une certaine proximité avec cet animal, raconte l'auteur. D'ailleurs, en écrivant mon livre, j'ai voulu montrer qu'une femme aussi pouvait s'intéresser à cette grosse bête."


Des sangliers et des hommes


Si les peurs sont si bien enracinées, c'est peut-être parce que la réputation du sanglier ne date pas d'hier. Enseignante en Histoire-Géographie, Carole Etienne consacre tout un chapitre à l'image du sanglier dans le passé. Déjà dans la Grèce antique, les récits mythologiques évoquent des bêtes effrayantes. L'exemple le plus connu demeure celui de l'un des douze travaux d'Héraclès (ou Hercule) : capturer vivant le monstrueux animal qui sévit sur le mont Érymanthe, un sanglier géant. De même en France à la Renaissance, les nobles trouvent qu'ils tirent plus de mérite à chasser le suidé au caractère farouche plutôt qu'un cerf ou un chevreuil. Car "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". Aujourd'hui, l'approche n'est plus vraiment la même. L'animal, dont la population se développe bien en France, est davantage considéré au regard des dégâts agricoles qu'il occasionne. Et tous les moyens sont bons pour enrayer sa prolifération. Passionnée par l'observation des sangliers, Carole Etienne n'est pourtant pas contre la chasse : "c'est un bon moyen de réguler les populations, ce qui est important car, outre les dégâts dans les cultures, les sangliers peuvent transmettre des maladies et détruisent parfois des plantes rares, certaines orchidées par exemple." Elle dénonce en revanche la méthode d'agrainage cynégétique (une sorte de nourrissage appât visant à éloigner les animaux des terres agricoles) comme étant contre-productive : " les abus sont courants avec des quantités considérables de maïs déversées. Cela favorise les fortes densités, la reproduction, mais n'empêche pourtant pas la dispersion des animaux dans les champs voisins lorsque les cultures sont mûres car la bête préfère nettement les céréales fraîches". Reste qu'il ne faut pas oublier que le sanglier fait partie de la biodiversité de notre pays. "J'ai voulu partager suffisamment d'informations concernant la vie intime du sanglier, en espérant que cela permette de faire changer les regards sur cet animal qui était là avant nous, et qui fait partie d'un équilibre à conserver."


 


* Source : Carole Etienne, Le Sanglier, Rencontres privilégiées avec la bête noire, Biotope éditions, 2015