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Un poignard sous la révolution

Troisième des cinq enfants de François de Corday d’Armont, gentilhomme normand, ancien lieutenant aux armées du roi, et de Charlotte Marie Jacqueline de Gautier des Authieux de Mesnival (13 mars 1737, morte à Caen le 9 avril 1782), Charlotte Corday est l'arrière-arrière-arrière-petite-fille de Pierre Corneille2 par sa fille Marie. La légende populaire voulait que Charlotte Corday ait pu s'introduire chez Marat, ancien médecin du duc d'Orléans, grâce à ses relations familiales, mais ce lien n'y fut sans doute pour rien. Sa famille, noble mais sans fortune, vit dans une petite maison près de Vimoutiers. Les parents de Charlotte Corday ont eu cinq enfants dont quatre survivent à la petite enfance. L'un de ses frères, François de Corday, né en 1774, sera fusillé à Auray en 1795.


En butte à divers conflits familiaux sur la répartition de l'héritage entre lui et ses frères, François, le père, déménage à Caen, la grande ville la plus proche. Veuf en 1782, il se trouve dans la difficulté : comme beaucoup d'autres membres de la petite noblesse, il cherche à placer ses enfants. Refusée quelques années plus tôt dans la prestigieuse maison de Saint-Cyr, Charlotte Corday, alors âgée de treize ans, est admise avec sa sœur cadette à l'abbaye aux Dames à Caen, qui, en tant qu'abbaye royale, devait accueillir les jeunes filles pauvres issues de la noblesse de la province de Normandie.


L'instruction dans ce couvent est donc soignée. Ses lectures sont alors sérieuses — notamment les auteurs classiques — traduisant une curiosité intellectuelle. Son père lui prête quelques volumes de Montesquieu et de Rousseau, ce qui permet de supposer qu'elle a acquis une certaine culture philosophique et donc politique. Elle admire les philosophes, s'ouvre aux idées nouvelles, tout en conservant sa foi religieuse. Pourtant, solitaire, elle est aussi marquée par une piété en voie de transformation, à la fois plus intérieure et spectaculaire : elle cultive le goût du sacrifice, de la mort jeune et de la foi intérieure. C'est au nom de cette foi qu'elle vivra notamment son exécution comme un don de soi, et refusera la confession ultime en prison.


Elle reste pensionnaire à l'abbaye aux Dames jusqu'en février 1791, puisque la congrégation est dissoute un an après la nationalisation des biens du clergé et la suppression des ordres religieux. Avec la Révolution, le vote de la loi établissant la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790 entraîne donc la fermeture des couvents qui sont déclarés biens nationaux.

Son contact avec la politique

Un de ses parents, Frédéric de Corday, racontera plus tard :


« Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, ceci était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine. »


« Rendue au siècle », la jeune femme retourne vivre chez son père, qui avait vendu la ferme « du Ronceray », où elle a grandi, pour en acheter une autre, avec de nouveaux fermages, dits « la ferme des Bois ».


Début juin 1791, Marie Anne Charlotte de Corday quitte la campagne pour aller vivre à Caen, chez sa tante, Madame de Bretteville-Gouville, rue des Carmes. Elle a alors vingt-trois ans, et défend fièrement ses idées constitutionnelles, dans un milieu où on compte encore beaucoup de royalistes.


Après la fuite et l'arrestation du roi à Varennes, les Girondins, qui ont une majorité toute relative à l'Assemblée, sont en butte à l'opposition des députés Montagnards, dont fait partie Marat.


Lors de l'insurrection du 10 août, le roi est suspendu de ses fonctions, puis incarcéré à la tour du Temple. De nombreux « suspects », dont ses derniers serviteurs, répartis dans les prisons de Paris et de province, sont exécutés sommairement entre le 2 et le 7 septembre 1792. Le député jacobin Jean-Paul Marat, dans son journal radical l'Ami du peuple, se félicite de ces massacres. Cet événement refroidit certains admirateurs de la Révolution.


Olympe de Gouges écrivait notamment en septembre : « Le sang, même celui des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les révolutions ». Puis secondant Louvet et les Girondins, Olympe de Gouges dénonce énergiquement le « boutefeu Marat » à l'opinion publique. Les critiques adressées par les Girondins, relayées par les journaux et les articles de Dulaure, Brissot, Condorcet, Mercier ou Villette, furent entendues à Caen.

Olive vous explique

Créée le 20 septembre 1792 pour succéder à l’Assemblée législative, la Convention fut dominée dès ses débuts par les affrontements entre le parti de la Gironde et celui de la Montagne. Tout semblait opposer ces deux factions : les Girondins, issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers et dirigés par Brissot, Vergniaud, Pétion et Roland, se montraient attachés au libéralisme économique et, affichant des positions modérées, étaient peu enclins à prendre des mesures d’exception pour sauver la république ; les Montagnards, au contraire, que l’on appelait ainsi parce qu’ils siégeaient sur les plus hauts bancs de l’assemblée, se distinguaient par leurs positions beaucoup plus radicales et hostiles à la monarchie. Dominés par Robespierre, Danton, Marat et Saint-Just et s’appuyant sur le peuple, ils défendaient les revendications égalitaires des sans-culottes et furent les premiers à réclamer l’instruction du procès du roi et la guerre sans relâche contre les ennemis de l’intérieur.


La première période de l’histoire de la Convention, du 21 septembre 1792 au 2 juin 1793, est marquée par cette rivalité entre Girondins et Montagnards. Si, à ses débuts, la Convention est majoritairement girondine, avec environ cent cinquante députés, les Montagnards connaissent leur apogée au printemps 1793, avec trois cents députés. La Gironde, très affaiblie par son manque d’unité lors du procès du roi et par les revers militaires (seconde invasion, soulèvement royaliste de la Vendée), poursuit sa lutte contre la Montagne en faisant arrêter l’un de ses principaux chefs de file, Jean-Paul Marat, le 13 avril 1793, mais ce dernier est bientôt acquitté et triomphalement reconduit à la Convention. Définitivement mise en minorité, la Gironde ne peut éviter l’insurrection qui secoue Paris du 31 mai au 2 juin et qui consacre sa chute. Décrétés en arrestation, certains députés réussissent cependant à quitter Paris pour Caen, où ils appellent au soulèvement de la province contre la Convention.


C’est ici qu’intervient le personnage de Charlotte Corday (1768-1793). Originaire du pays d’Auge, descendante de Pierre Corneille, Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont est dans sa jeunesse pensionnaire de l’abbaye aux Dames de Caen, où elle reçoit une éducation soignée et lit les philosophes des Lumières comme Montesquieu ou Rousseau. La suppression des ordres religieux décrétée le 12 juillet 1790 par la loi sur la Constitution civile du clergé la contraint de retourner chez son père, loin de Caen. Mais, début juin 1791, elle revient vivre chez sa tante à Caen, où elle s’intéresse aux idées nouvelles, en particulier aux questions politiques et sociales. C’est ce que suggère ce portrait en pied qui la montre méditative, un livre ouvert à la main, le regard perdu dans le vague, et qu’a réalisé Tony Robert-Fleury, peintre académique du XIXe siècle spécialisé dans les compositions historiques et les portraits. En juin 1793, Charlotte Corday côtoie à Caen les milieux girondins en exil qui tiennent des assemblées pour appeler à l’insurrection fédéraliste contre la Convention. Le 9 juillet, elle quitte Caen pour Paris et, le 13, se rend au domicile de Marat, après lui avoir envoyé deux lettres. Le tenant pour le principal responsable de l’élimination de la Gironde, elle le poignarde dans son bain. Arrêtée immédiatement, Charlotte Corday est jugée par le Tribunal révolutionnaire et exécutée sur l’échafaud le 17 juillet, à vingt-cinq ans, entrant ainsi dans la légende des assassins célèbres de l’histoire.


Comme bien d’autres femmes pendant la Révolution, Charlotte Corday souhaitait intervenir dans la vie politique, par sa présence aux séances des Girondins et par son acte qui était destiné à mettre fin à la guerre civile qui ravageait la France : « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille », déclara-t-elle à ses juges. L’assassinat de l’« Ami du peuple » qu’était Marat la fit passer pour un monstre fanatique aux yeux des révolutionnaires, qui refusaient d’accorder aux femmes une place dans l’espace politique, craignant des débordements de violence. Du reste, malgré son geste, Charlotte Corday ne put sauver les Girondins : la rébellion des provinces fédéralistes fut sévèrement réprimée par la Convention, qui fit pourchasser et arrêter les Girondins hors la loi. Ceux-ci, parmi lesquels figuraient Brissot et Vergniaud, furent jugés le 30 octobre 1793 par le Tribunal révolutionnaire et guillotinés le lendemain. Ceux qui échappèrent aux arrestations vécurent dans la clandestinité jusqu’à ce qu’ils soient finalement rappelés à la Convention par les décrets des 18 frimaire et 18 ventôse an III (8 décembre 1794 et 8 mars 1795). Cette élimination de leurs principaux adversaires permit aux Montagnards d’instaurer au nom du « salut public » et de la « sûreté générale » une politique répressive plus radicale, fondée sur la Terreur et le dirigisme économique, afin de faire face aux dangers qui menaçaient la République à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

MASSACRE A PANTIN

PROCHAINEMENT, UN NOUVEL ARTICLE

Un poignard sous la révolution

La singularité de Marie-Anne-Charlotte de CORDAY d’Armont, devenue célèbre sous le nom de Charlotte CORDAY après avoir expédié Marat dans l’autre monde, c’est que sa vie toute entière tient dans son dénouement : n’entrant en scène que pour planter son poignard, elle en disparait aussitôt. Mais ce bref instant de figuration lui suffit pour passer à la postérité !. Contrairement à l’idée reçue, Marie-Anne-Charlotte de CORDAY d’Armont, en dépit de ses origines (sa famille, royaliste, appartient à la petite noblesse normande), n’est pas hostile à la Révolution. Séduite au contraire par les idées progressistes de la Gironde, elle défend l’idée d’une monarchie constitutionnelle.


Mais, après les émeutes du 10 aout 1792, une lutte s’engage entre les Girondins, modérés, et les Montagnards, radicaux. Ces derniers, conduits notamment par Robespierre, l’emportent pour de bon au printemps 1793. Les Girondins, craignant alors à juste titre pour leur vie, fuient Paris. Seize d’entre eux gagnent Caen et s’installent rue des Carmes ? à deux pas du domicile de Charlotte CORDAY, âgée de vingt-cinq ans et qui vit chez sa tante. Charlotte assiste à leurs réunions, épouse leur cause… et se focalise sur Marat, dont le journal L’Ami du Peuple est en partie responsable des déchainements de violence. Elle se convainc que le supprimer remettra la Révolution sur la voie de la modération. Son plan rapidement établi, elle gagne Paris. Dès son arrivée dans la capitale elle se procure un couteau de cuisine, puis, l’arme cachée dans son corsage, se rend chez sa future victime, rue des Cordeliers, mais ne peut la rencontrer : Simone EVRARD, la compagne de Marat, lui explique qu’il est malade et l’éconduit. Charlotte CORDAY fait aussitôt porter au député une lettre où elle explique arriver de Caen avec des révélations sur les Girondins, avant de revenir rue des Cordeliers vers 19 heures.


Simone EVRARD tente à nouveau de faire barrage mais Marat, qui entend la conversation depuis sa chambre et a lu la lettre, ordonne qu’on laisse entrer la visiteuse. Elle le découvre avec surprise immergé dans une baignoire-sabot équipée d’une planche lui servant d’écritoire : Marat souffre en effet d’une maladie de peau d’origine inconnue qui s’est récemment aggravée et l’oblige à séjourner de longues heures dans un bain curatif au soufre. Cet étonnant spectacle freine Charlotte dans son élan. Désarçonnée, elle discute avec Marat environs une demi-heure. Sur le point de renoncer à son funeste projet, elle questionne son interlocuteur à propos du sort réservé aux Girondins. « La Guillotine », répond-il sans hésiter. Voilà qui détermine la meurtrière. Elle plante alors son couteau dans la poitrine du Montagnard. Le coup, bien que faible, transperce le poumon, l’aorte et le cœur.


Charlotte CORDAY n’a pas le temps de s’enfuir ; elle est arrêtée dans l’antichambre par un domestique. Au commissaire du quartier qui prend l’affaire en main quelques minutes plus tard, la jeune femme avoue sans difficultés le meurtre et même le revendique. Des représentants du Comité de salut public débarquent à leur tour. À minuit passé, Charlotte CORDAY est enfin conduite hors de la maison et déférée sous bonne escorte à la prison la plus proche. Puisqu’il y a flagrant délit et aveu, la Convention décide, dès le lendemain, que le Tribunal révolutionnaire instruira l’affaire sans délai. Le 15 Juillet, le président du tribunal, Jacques Bernard Marie MONTANÉ, entend les témoins et procède, le 16, à l’interrogatoire de l’accusée, qui confesse sincèrement les raisons de son voyage à Paris : « Pour tuer Marat », dit-elle sans ambages, afin de la punir de « ses crimes », à savoir « la désolation de la France, la guerre civile qu’il a allumée dans tout le royaume ». Elle raconte ensuite en détail les heures précédant le meurtre et le crime lui-même.


Charlotte CORDAY passe sa dernière nuit dans une cellule de la Conciergerie, où siège le Tribunal révolutionnaire. Le procès s’ouvre le 17 juillet à 8 heures du matin. En l’absence de DOULCET de PONTÉCOULANT, l’avocat qu’avait choisi l’accusée, le président, repérant dans l’assistance Claude François CHAUVEAU-LAGARDE, l’un des avocats les plus en vue de Paris, le commet d’office. Les débats commencent avec l’audition des témoins, dont Charlotte confirme sobrement les dires, répétant « c’est vrai » après chaque intervention.


Courageuse, imperturbable, elle revendique son acte au nom de la justice. « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille ». La formule restera célèbre. Le public assiste au procès avec une discrétion inhabituelle. Tout autant que le nom de la victime, la personnalité meurtrière frappe l’opinion. Beaucoup ont même du mal à croire qu’il s’agisse d’une femme. Lorsque la défense plaie, CHAUVEAU-LAGARDE se refuse à la facilité. Les jurés, le président, l’assistance même préféreraient, dès lors que le coupable était une femme, que soit plaidée l’irresponsabilité mentale : déclarée folle, Charlotte CORDAY sauverait sa tête et finirait ses jours dans un asile, dont elle sortirait peut-être après la chute de la Terreur.


Mais, face au calme et à la dignité de l’accusée, CHAUVEAU-LAGARDE comprend qu’il serait lâche de la sauver contre son gré en la privant de ce qu’elle considère comme l’honneur de son acte. Voici donc comment il résuma sa plaidoirie, largement improvisée :


« Pendant que l’accusateur public parlait, les jurés me faisaient dire de garder le silence et le président, de me borner à soutenir que l’accusée était folle. Ils désiraient tous que je l’humiliasse. Quant à elle, son visage toujours le même, elle me regardait de manière à m’annoncer qu’elle ne voulait pas être justifiée. Je ne pouvais d’ailleurs en douter, d’après les débats, et cela était impossible, puisqu’il y avait, indépendamment des aveux, la preuve légale d’un homicide avec préméditation. Cependant, bien décidé à remplir mon devoir, je ne voulais rien dire que ma conscience et l’accusée puisse désavouer et tout à coup l’idée me vint de me borner à une seule observation qui, dans une assemblée du peuple ou de législateurs, aurait pu servir d’élément à une défense complète et je dis : « L’accusée avoue sang-froid l’horrible attentat qu’elle a commis, elle en avoue avec sang-froid la longue préméditation, elle en avoue les circonstances les plus affreuses, en un mot, elle avoue tout, et ne cherche même pas à se justifier. Voilà, citoyens jurés, sa défense toute entière. Ce calme imperturbable et cette entière abnégation de soi-même, qui n’annoncent aucun remords et, pour ainsi dire, en présence de la mort même, ce calme et cette abnégation sublimes ne sont pas dans la nature : ils ne peuvent s’expliquer que pas l’exaltation du fanatisme politique qui lui a mis le poignard à la main. Et c’est à vous, citoyens jurés, à juger de quel poids doit être cette considération morale dans la balance de la justice. Je m’en rapporte à votre prudence. « À mesure que je parlais ainsi, un air de satisfaction brillait sur son visage. »


Après cette défense, Charlotte CORDAY n’a plus hélas aucune chance de sauver sa tête. Les esprits sont trop échauffés pour en appeler à la « prudence » des jurés. Au moins CHAUVEAU-LAGARDE a-t-il sauvé l’honneur. Au terme de sa brève plaidoirie, trois questions sont soumises aux jurés : « Est-il constant que le treize du présent mois de juillet, entre sept et huit heures du soir, Jean-Paul MARAT, député à la Convention Nationale, a été assassiné chez lui dans un bain, d’un coup de couteau dans le sein, duquel coup il est décédé à l’instant ? Marie6Anne-Charlotte CORDAY, ci-devant Dormant, âgée de vingt-cinq ans, fille de Jacques-François CORDAY, ci devant Dormant, ex-noble, habitante de Caen, département du Calvados, est-elle l’auteur de cet assassinat ? L’à-t-elle fait avec des intentions criminelles et préméditées ? » Sans surprise, le jury répond « oui », à l’unanimité, aux trois questions. FOUQUIER-TINVILLE, l’accusateur public, réclame la mort. La condamnée est ramenée à la Conciergerie et conduite à l’échafaud en fin d’après-midi. Dans les rue l’atmosphère est moins digne qu’au tribunal et le convoi, ralenti par la foule en furie, et près de deux heures à atteindre la place de la révolution (devenue depuis place de la Concorde).


À 18h30 tout est consommé. Mais, par une renversement de situation ironique de l’Histoire, le geste de Charlotte CORDAY a fait d’elle une figure marquante de la révolution et la jeune femme compte désormais plus d’admirateurs que sa victime lui-même !