Il était une fois André Raimbourg | TERRA REPORTER
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La relativité du temps : quinze jours intersidéraux représentent vingt-cinq ans du temps terrestre. Françoise, jeune mariée, part dans la stratosphère sans son mari, mais avec Lucien, joyeux père d'un beau bébé. Une erreur de manipulation les projette dans l'espace. Au retour, le mari de Françoise aura les cheveux gris et le bébé sera en passe de se marier.

19

AVRIL

1942

02

LA CROISIÈRE SIDÉRALE |

DISTRIBUTION |

FICHE TECHNIQUE |

  • Réalisation : André ZWOBODA
  • Scénario : Pierre GUERLAIS
  • Dialogues : Pierre BOST
  • Décors : Henri MAHÉ
  • Musique : George Van PARYS

RESUMÉ DU FILM |

Françoise et Robert deux jeunes scientifiques fraîchement mariés, se préparent à partir dans l’espace à bord d’un ballon. Mais, à la site d’un incident, c’est Lucien, mécanicien, qui s’envole finalement avec Françoise. Ils passent tous deux quelques jours en vol puis reviennent sur Terre. Or, à l’échelle temporelle terrestre vingt-quatre années se sont écoulées. Informé de leur retour, Antoine, homme d’affaires fûté, met alors sur pied des croisières sidérales pour personnes aisées.

INDISCRÉTIONS | TERRA REPORTER LILLE

Parmi les figurants se trouvent également un personne encore peu connues à l'époque, Jacques Dufilho. Le thème du décalage du temps suite à voyage stratosphérique (cf. paradoxe de Langevin) avait déjà été utilisé en 1935 par Alain Saint-Ogan dans sa bande dessinée « Zig et Puce au xxie siècle »


Lors d'une scène du film, quand Julien Carette arrache un boitier dans l'engin spatial, on aperçoit très nettement un technicien du film.

CROISIÈRE SIDÉRALE |

Première « apparition » au cinéma pour André RAIMBOURG. Son agence lui déniche une figuration pour un rôle scientifique dans ce film poétique d’André ZWOBODA. Le nom de Bourvil n’existe pas encore. Comme Raimbourg est déjà utilisé par Lucien Raimbourg, un lointain cousin acteur, André choisit le pseudonyme d’Alain Grimor, presque une anagramme de Raimbourg. Pr la suite, sur une proposition de son frère René, il adoptera le nom de Bourvil, faisant référence à son village d’enfance : Bourville, en Seine Maritime.

L'AVIS DU SPECTATEUR | ALLO CINÉ

"Croisières sidérales" paraît aujourd'hui bien naïf et daté tant dans son propos que dans son intrigue. Ce film de science fiction, s'appuyant sur la théorie de la relativité d'Einstein, est avant tout une comédie. Mais, là encore, cet humour a assez mal vieilli et ne vous arrachera que quelques sourires. Ce long métrage français n'a pas marqué les mémoires à son époque et, sans crier au navet, c'est compréhensible.

L'AVIS DU SPECTATEUR | GRENWICH

Il s'agit d'un film de science fiction tourné pendant l'occupation ... montrant des personnes voulant quitter leur présent, voyager dans le temps pour aller dans le futur. Le scénario se fonde sur un principe physique découlant de la relativité appelé le paradoxe de Langevin. Celui-ci avait imaginé deux jumeaux : l'un restant sur Terre et l'autre voyageant dans l'espace. A son retour sur Terre le jumeau ayant voyagé a moins vieilli que celui resté sur Terre ! Le film commence en 1942. Un couple de scientifiques qui vient de se marier veut faire son voyage de noce dans la stratosphère. Mais au dernier moment le mari blessé ne peut partir. Son épouse part dans l'espace et lorsqu'elle revient sur Terre deux semaines plus tard elle retrouve son mari plus vieux de 25 ans ! On est donc en 1967. Bien entendu pour obtenir un décalage temporel significatif il faudrait voyager à une vitesse proche de la vitesse de la lumière, ce qui impossible avec le ballon montré dans le film. Lorsque les voyageurs sont dans l'espace ils se retrouvent en état d'apesanteur et cela est bien montré dans le film. Dans la seconde partie du film des promoteurs commercialisent des croisières sidérales. L'escale sur Vénus est farfelue mais elle permet de critiquer le comportement des Terriens. Les effets spéciaux sont évidemment complètement dépassés mais ils ont été réalisés avec les moyens de l'époque sans commune mesure avec ceux d'aujourd'hui. L'interprétation manque de naturel. Certains acteurs ont un jeu inutilement théâtral. C'est le premier film de Bourvil, il n'est ici que figurant.

MADELEINE SOLOGNE |

Issue d'une famille modeste vivant dans un village près de Romorantin, en Sologne, elle fera du nom de cette région son nom de scène. Elle quitte La Ferté-Imbault à la mort de sa mère, puis se place à 16 ans comme apprentie chez Caroline Reboux, célèbre enseigne de création de chapeaux à la mode, à Paris. Elle ouvre ensuite son propre magasin de modiste.


En 1936, elle épouse Alain Douarinou, caméraman. Elle devient parallèlement modèle pour le peintre Mojzesz Kisling, qui l'incite à prendre des cours de théâtre. C'est ce qu'elle fera, auprès de Julien Bertheau et de Jacques Baumer. Sa première expérience théâtrale est dans Boccace, conte 19, de Julien Luchaire. Elle fait ses débuts au cinéma, décrochant un petit rôle dans La vie est à nous de Jean Renoir, en 1936.


Elle se consacre ensuite aux rôles de gitanes, notamment dans Les Gens du voyage, de Jacques Feyder. Elle progresse dans la carrière, en partenaire de Fernandel dans Raphaël le tatoué de Christian-Jaque. En 1939, elle accède au statut de vedette aux côtés d'Erich von Stroheim et de Robert Le Vigan dans Le Monde tremblera. En 1942, dans Fièvres de Jean Delannoy, elle est une épouse mourant de chagrin devant l'infidélité de son mari.


La consécration vient avec L'Éternel Retour, écrit par Jean Cocteau et réalisé par Jean Delannoy. Aux côtés d'un Jean Marais débutant, Madeleine Sologne y incarne Nathalie, nouvelle Iseult à la longue chevelure blonde (elle s'est teinte pour l'occasion). Le couple, qui symbolise la jeunesse sous le joug de l'Occupation, devient mythique aux yeux de toute une génération. Les jeunes filles se coiffent désormais « à la Madeleine Sologne », avec une longue mèche tombante.

La notoriété s'ensuit, mais paradoxalement ce rôle considérable sera son chant du cygne : après quelques rôles mineurs, la comédienne abandonne les plateaux en 1948.


On la voit encore au théâtre, notamment dans La Forêt pétrifiée de Robert Emmet Sherwood, puis dans Aux quatre coins de Jean Marsan et dans L'Homme traqué de Francis Carco.


On l'apercevra une dernière fois au cinéma en 1969, dans Le Temps des loups de Sergio Gobbi.

Divorcée d'Alain Douarinou, elle épouse le directeur de production Léopold Schlosberg. Madeleine Sologne décède dans une maison de santé de Vierzon, le 31 mars 1995.

JACQUES DUFILHO | FIGURANT

Jacques Dufilho est un comédien français, né le 19 février 1914 à Bègles (Gironde) et mort le 28 août 2005 à Ponsampère (Gers).


Issu d'une famille aisée de pharmaciens, originaires du Sud-Ouest de la France, Jacques Dufilho songea d'abord à devenir agriculteur. Sa passion pour le théâtre le rattrapa à la fin des années 1930 où, élève de Charles Dullin à Paris, il débuta sur les planches et dans les cabarets, imposant progressivement ses textes décalés et des personnages comiques, dont le plus célèbre reste Victorine, la domestique qui fait la Visite du château. Repéré par les metteurs en scène André Barsacq et Georges Vitaly, Dufilho enchaîna presque sans discontinuer des pièces du répertoire ou des créations contemporaines pendant six décennies, d'abord comme figurant puis comme tête d'affiche. Son travail sur scène fut récompensé par deux fois, notamment par un Molière du comédien en 1988 pour son rôle dans Je ne suis pas Rappaport, mise en scène par son ami Georges Wilson.


Au cinéma, il incarna d'abord des personnages comiques de second plan, alternant films alimentaires oubliés ou productions plus ambitieuses où ses rôles marquèrent le public, notamment dans La Guerre des boutons d'Yves Robert ou Zazie dans le métro de Louis Malle. Familier de l'univers de Jean-Pierre Mocky, pour lequel il a joué plusieurs fois, la carrière de Jacques Dufilho évolua dans les années 1970 à la faveur d'un premier rôle dans Une journée bien remplie de Jean-Louis Trintignant, où il incarnait un boulanger assassin dans un rôle presque muet, et d'un emploi de chef-mécanicien récompensé par un César du meilleur acteur dans un second rôle dans Le Crabe-tambour. Épicier patriote dans La Victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud la même année 1976, film récompensé par un Oscar du meilleur film en langue étrangère, puis paysan bigouden dans l'adaptation par Claude Chabrol du Cheval d'orgueil, il fut à nouveau césarisé pour son rôle de vieil homosexuel dans Un mauvais fils de Claude Sautet en 1980. L'une de ses dernières compositions au cinéma, la figure controversée du maréchal Pétain dans le film éponyme de Jean Marbœuf, lui attira l'inimitié d'une partie de la presse qui voyait dans son interprétation une défense assumée du Chef de l'État français pendant l'Occupation.


Discret sur sa vie privée, préférant dès que c'était possible le calme et la simplicité de ses terres gasconnes à l'agitation parisienne, Jacques Dufilho nourrissait pourtant une passion pour les luxueuses automobiles Bugatti, qu'il collectionna une partie de sa vie. En outre, il assumait volontiers être en décalage avec son époque quand il s'affirmait catholique traditionaliste, adepte de la messe en latin, et monarchiste légitimiste.

JULIEN CARETTE |

Malicieux, gouailleur, œil de braise : Carette n'a jamais laissé indifférents les spectateurs et les réalisateurs. Né dans le 17e arrondissement de Paris, au sortir d'une jeunesse où il accumule les emplois les plus divers (camelot, représentant, machiniste de théâtre, souffleur, employé des chemins de fer), il s'inscrit aux Arts Décos, où il rencontre Claude Autant-Lara, avec le secret espoir de devenir peintre. Sentant que sa vocation n'est pas là, il se dirige vers le théâtre. Après un échec au concours d'entrée au Conservatoire, il se fait engager comme figurant au théâtre de l'Odéon.




Après un premier rôle dans un film, où il joue Gavrilo Princip, l'assassin de l'Archiduc François-Ferdinand, Julien Carette fait ses premières armes dans des films mineurs du cinéma muet. L'avènement du parlant révèle un accent parisien bien trempé. En 1931, on le voit dans L'Amour à l'américaine, de Claude Heymann, et dans Attaque nocturne, de Marc Allégret. Les frères Prévert lui donnent sa chance avec un rôle en vue dans L'Affaire est dans le sac. Entre 1932 et 1937, il joue dans une trentaine de films. Son phrasé reconnaissable entre tous, sa bonne humeur communicative, ses mimiques et ses reparties assurent sa forte popularité auprès du public.




Jean Renoir lui offre alors des rôles à sa mesure. Il est à nouveau un titi parisien dans La Grande Illusion (1937), un volontaire dans La Marseillaise, Pecqueux, le chauffeur du mécanicien Lantier dans La Bête humaine (1938), et Marceau, le braconnier magnifique, qui se joue du garde-chasse Schumacher, dans La Règle du jeu (1939). En 1943, c'est Pierre Prévert qui lui confie le rôle principal dans Adieu Léonard, puis dans Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs de Roland Tual, sur des dialogues de Robert Desnos.




À partir de 1942, il devient le comédien fétiche de Claude Autant-Lara. Dans Lettres d'amour (1942), il apparaît en maître à danser trépidant et diabolique. Dans Occupe-toi d'Amélie (1949), Autant-Lara exploite sa veine comique. Dans L'Auberge rouge (1951), aux côtés de Fernandel et Françoise Rosay, il campe avec conviction l'inquiétant patron assassin de l'auberge de Peyrebeille. Dans La Jument verte, il incarne le maire mourant.




Sa longue carrière (il a tourné dans plus d'une centaine de films) est aussi associée à d'autres grands réalisateurs français : Henri Decoin, Marcel Carné, Yves Allégret, Jean Grémillon, Sacha Guitry, Henri Verneuil, Georges Lampin, André Cayatte... Il y joue des seconds rôles qui sauvent souvent les films moyens où il apparaît. En 1964, il tourne dans son dernier film, Les Aventures de Salavin de Pierre Granier-Deferre.




Le théâtre lui a permis de servir les auteurs de boulevard (Le Greluchon délicat, Le Roi masqué, Liberté provisoire), mais aussi Henri Bernstein, Jacques Deval, les opérettes d'André Messager et d'Oberfeld.




Atteint par l'arthrose, il prend sa retraite au milieu des années 1960. À la suite d'un incendie domestique dans son appartement du Vésinet, il meurt de ses brûlures, le 20 juillet 1966, à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye.



Il est inhumé au Vésinet (Yvelines).