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LE TRAFIC D’ANIMAUX SAUVAGES EST LE TROISIEME TRAFIC MONDIAL APRES CELUI DE LA DROGUE ET DES ARMES. IL MET EN PERIL CHAQUE ANNÉE DES MILLIERS D’ESPECES DANS LE MONDE. ALORS CHOISIS BIEN TON NOUVEAU COPAIN... AU PREMIER RANG DES MENACES QUI PESENT SUR LA BIODIVERSITE FIGURE LA DESTRUCTION OU LA DEGRADATION DES HABITATS DES ANIMAUX SAUVAGES. LA DISPARITION DES FORETS TROPICALES EST A CET EGARD DRAMATIQUE.

ÉDITION

2020

KING - KONG K.O.

LES ESPÈCES VÉGÉTALES

L'expression « nouveaux animaux de compagnie » a été créée en 1984 par un vétérinaire lyonnais, Michel Bellangeon, lors d'une conférence prononcée à l'École nationale vétérinaire de Lyon. Il avait été surpris de voir le nombre de consultations consacrées à ces « NAC », animaux de compagnie autres que chiens et chats, reflet de l'engouement du public pour cette nouvelle population animale. Il fondera par la suite, en 1988, le Groupe d'étude des nouveaux animaux de compagnie (GENAC).



Cette expression pouvait prêter à confusion puisque ce qui était véritablement nouveau, c'était uniquement leur médicalisation et les soins médicaux et chirurgicaux que la profession vétérinaire pouvait leur apporter.

Le trafic d’animaux sauvage est le troisième trafic mondial après celui de la drogue et des armes. Il met en péril chaque année des milliers d’espèces dans le monde. Alors choisissez bien votre nouveau compagnon !


Dans la plupart des pays occidentaux, dont la France, une mode curieuse et bien nocive s’est imposée : posséder un N.A.C, autrement dit, un représentant de ces Nouveaux Animaux de Compagnie. Finis chiens, chats, hamsters et autres lapins ! Désolé Fripouille !!! Ce qu’il faut avoir, pour être dans l’air du temps, c’est un reptile, une mygale, un scorpion, un félin, un perroquet, ou une petite grenouille venimeuse capable de vous tuer s’il vous prenait l’envie de la caresser.


Le prix de ces petits compagnons ? Exorbitant. Un commerce juteux pour les trafiquants et braconniers, évalué à 15 milliards d’euros par an. Mais ce n’est rien comparé aux dommages irréversibles qu’il provoque dans la nature.

  • Évite d’encourager ce genre de commerce en refusant d’acheter et de rapporter dans tes bagages des objets faits à partir d’animaux protégés : bijoux en ivoire ou en corail, porte-clef hippocampe, manteaux en fourrure...


 

  • Abstiens-toi de rapporter un poisson clown dans son bocal, même s’il te fait irrésistiblement penser à Némo.


 

  • Réfléchis bien avant de choisir ton animal de compagnie...

  

Chaque année, les douanes françaises de Roissy interceptent plusieurs centaines d’animaux vivants, sans parler des articles d’origines animale. Pas un jour ne se passe sans qu’une saisie ne soit effectuée. Or le trafic d’animaux sauvages a de conséquences sur l’environnement et la santé publique :


 

  • En ôtant ces animaux dans leur milieu naturel, c’est tout l’écosystème dans lequel ils vivent qui est menacé. Ils ne peuvent plus se reproduire, et n’assurent donc plus leur rôle de régulateur de leur milieu de vie. Conclusion : des peuplements entiers sont décimés.


 

  • Mignons quand ils sont petits, ils deviennent très encombrants à l’âge adulte. De nombreux propriétaires ne savent plus quoi en faire. Alors ils les relâchent dans la nature, créant à l’occasion de véritables catastrophes. Leurs anciens compagnons peuvent envahir le milieu dans lequel ils sont relâchés et détruire les espèces locales. C’est ainsi que la tortue de Floride a éliminé la cistude d’Europe.


 

  • Pour chaque animal qui arrive en Europe, des dizaines meurent au moment de leur capture ou pendant le voyage.


 

  • Inadapté à la vie dans nos maisons, ils dépérissent ou deviennent agressifs. La plupart des propriétaires ne savent pas en prendre soin.



Ces animaux peuvent être vecteurs de maladies. Ainsi, certains singes du genre macaque peuvent transmettre un herpès mortel dans 80% des cas en l’absence de traitement.

La grenouille-taureau, la plus grosse espèce de grenouille d’Amérique du Nord, a été volontairement introduite dans de nombreux pays, dont la France, et plus particulièrement en Gironde. Au départ, on l’a utilisée pour en faire des élevages (et la consommer).


Mais c’est une espèce particulièrement envahissante, qui se nourrit de toutes les proies qu’elle rencontre : grenouille, poissons et même les écrevisses.


Elle bouleverse les écosystèmes dans lesquels elle évolue et peut entraîner de graves déséquilibres. Son importation est aujourd’hui interdite dans l’ensemble des pays européens.

On estime que les forêts couvrent environ 4 milliards d’hectares, dont la moitié serait composée de forêts tropicales. On appelle forêts tropicales les forêts réparties de part et d'autre de l’équateur, entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne.


Ce sont les forêts dites primaires, c’est-à-dire que – n'ayant pas été exploitées par l’homme ou même marquées par son empreinte -, elles ont conservé leur état d’origine. Poussant dans une région du globe où il fait à la fois chaud et humide (il y pleut 2 000 mm/an en moyenne, à titre de comparaison il en tombe 650 mm/an à Paris), elles se caractérisent par leur extraordinaire densité. Les arbres y sont gigantesques, pouvant dépasser 50 à 60 mètres de haut. D’une richesse extraordinaire, elles abritent des espèces uniques au monde, tant végétales qu’animales.

Les forêts jouent un rôle déterminant dans la régulation du climat, grâce notamment au processus complexe de la photosynthèse.


 

  • Les arbres transpirent et, ce faisant, maintiennent une humidité locale importante.


 

  • En période de croissance, on sait que les arbres captent une quantité importante de Carbonne présent dans l’air, contribuant ainsi à limiter l’effet de serre.


 

  • Un sol nu et un sol boisé ne réverbèrent pas la lumière du soleil de la même façon. Les arbres absorbent la lumière du soleil, quand un sol nu la renvoie dans l’atmosphère, qui ainsi se réchauffe. Ce réchauffement local peut se traduire par une modification de la pression atmosphérique qui, à son tour, agit sur le déplacement des masses d’air, modifiant les cycles de pluie sur l’ensemble de la planète.

L’homme ne cesse de s’attaquer à ces géants verts que sont les arbres. Selon le World Ressource Institute, 80% de la couverture forestière mondiale a été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.


On dit qu’à chaque minute qui s’écoule, l’équivalent d’un terrain de football de forêt amazonienne disparaît, provoquant dans le même temps la mort d’une multitude d’espèces, dont certaines sont d'ores et déjà menacées d’extinction. Les principales raisons qui poussent l’homme à raser ces forêts sont d’ordre économique :


 

  • En détruisant les arbres, l’homme conquiert des terres qu’il peut consacrer à l’agriculture intensive, comme celle du soja, des palmiers à l’huile, ou de la canne à sucre.


 

  • Parmi les arbres qu'il abat, il y a des essences rares, comme l’acajou, le palissandre, l’ébène ou le teck, qui entrent dans la fabrication de meubles très prisés par les Occidentaux.


 

  • Enfin bon nombre de ces arbres finissent en bois de chauffage ou dans les charpentes de maisons.


En détruisant la forêt, on fragilise les sols et on aggrave le risque d’érosion. Les sols dévolus à la culture s’appauvrissent rapidement, accroissant le phénomène de désertification.

  

UNE ESPÈCE VÉGÉTALE QUI DISPARAÎT, CE SONT 30 ESPÈCES ANIMALES QUI MEURENT AVEC.

  

NAC est l’acronyme de Nouveaux Animaux de Compagnie, une expression inventée dans les années 80 pour désigner tous les animaux autres que les chiens et les chats qui commençaient à affluer dans les cabinets vétérinaires. Mais qui sont-ils vraiment ?

Si être en possession d’un lapin ou d’un perroquet dans les années 80 pouvait avoir un certain caractère nouveau, on ne peut pas vraiment en dire autant de nos jours. Du coup le terme NAC peut paraître désuet quand ces animaux représentent désormais entre 5 et 10 % de nos animaux domestiques.


La bonne définition de NAC

L’expression NAC désigne généralement tous les animaux non reconnus par la législation comme des carnivores domestiques, c’est à dire les chiens, chats et furets. Elle a surtout servi au départ aux vétérinaires à mettre un nom sur ces consultations d’animaux « peu conventionnels » qui les ont obligé à développer de nouvelles techniques et parfois à se spécialiser.


Derrière le terme NAC, on peut trouver des animaux domestiqués par l’homme depuis des siècles mais dont l’utilité n’était pas l’agrément. C’est le cas des lapins par exemple. Le terme rassemble aussi bien des animaux capturés dans la nature ou issus d’élevage.


La bonne catégorie de NAC

Les nouveaux animaux de compagnie se répartissent en fonction de plusieurs catégories :


 Les rongeurs : rat, lapin, souris, hamster, cochon d’inde…

 Les oiseaux : perroquet, perruche, canaris…

 Les carnivores : fennec, hermine

 Les tortues

 Les serpents : couleuvre, python, boa

 Les lézards : iguane, caméléon

 Les poissons : du poisson rouge au piranha

 Certains insectes

 Les araignées

 Certains singes


Bon à savoir

Attention, certains animaux regroupés sous les termes dangereux, fauves, ou malfaisants entrent dans la catégorie des nouveaux animaux de compagnie. Il s’agit des serpents venimeux, des grands félins ou primates, des crocodiles ou même des chiens type molosses.


Mais tous peuvent-ils être des animaux de compagnie ? Pour certains leur détention est au pire interdite, au mieux encadrée par des certificats d’aptitudes, des décisions préfectorales et des formations.


Les NAC peuvent-ils être assurés ?

A l’image des chiens ou des chats, il est possible d’assurer les NAC. Les formules sont nombreuses, mais le type d’animal influe beaucoup sur le prix car les pathologies sont très différentes.



A noter que certains assureurs ne proposent pas d’assurance spécialisée NAC, ou alors le font uniquement pour les espèces les plus courantes (lapin, furet, chinchilla, perruche, perroquet), celles disponibles généralement dans les animaleries. Les poissons, serpents et autres animaux plus « exotiques » semblent être oubliés par les assurances santé pour animaux.

  

Animaux domestiques et sauvages suscitent aujourd'hui la convoitise des trafiquants. Le trafic d’animaux est devenu le troisième trafic au monde, après le trafic d’armes et le trafic de drogue. Une réalité contre laquelle se bat la Fondation 30 Millions d’Amis, qui œuvre en France comme à l’étranger pour enrayer ce fléau.


La France compte aujourd’hui près de 20 millions de chiens et de chats : cela représente un marché de plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Les éleveurs français ne pouvant pas satisfaire seuls à la demande, les animaleries se sont multipliées, encourageant et suscitant les achats impulsifs d’acquéreurs d’animaux. Les animaleries importent leurs animaux de compagnie de l’étranger, principalement des pays d’Europe de l’Est où ils sont achetés à un meilleur prix. Le plus souvent élevés en batterie, avec un contrôle sanitaire quasi inexistant, chiots et chatons sont arrachés à leurs mères devenues de véritables « machines à reproduire ». Agés de 7 à 8 semaines, ces animaux n’ont pas été sevrés et sont la proie de diverses maladies (maladie de Carré, pneumopathie, parvovirose, rage). De même, n’ayant pas été sociabilisés dès leur naissance, ils peuvent par la suite développer de graves troubles comportementaux. Environ 100 000 animaux de compagnie entreraient illégalement sur le territoire français chaque année.


Par ailleurs, des dizaines de milliers de chiens et de chats étaient vendus illégalement par le biais des petites annonces - notamment dans les journaux gratuits et sur Internet - alimentant ainsi le trafic d’animaux de compagnie et le développement d’élevages « mouroir » en toute illégalité. La Fondation 30 Millions d'Amis a engagé une discussion avec le ministère de l'Agriculture qui a abouti à la publication d'une ordonnance le 8 octobre 2015. Désormais, toute personne qui veut produire, et ensuite vendre, un chiot ou un chaton doit préalablement se déclarer auprès de la chambre d’agriculture et obtenir un numéro SIREN. L’objectif : dissuader les particuliers de faire faire des portées à leur animal pour le loisir, et ainsi contribuer à la lutte contre l’abandon en diminuant l’offre de chiots et chatons.



ANIMAUX SAUVAGE


A ce triste constat s’ajoutent les milliers d’animaux victimes du braconnage. Eléphants, rhinocéros, singes, baleines, requins… Malgré différents niveaux de protection mis en œuvre pour protéger ces espèces parfois menacées d’extinction - comme la Convention de Washington* à l’échelon international - les trafiquants redoublent d’imagination et ils ont recours à des méthodes, d’une cruauté sans nom pour traquer et tuer ces animaux. Objets d’ornements, vêtements et accessoires, mais aussi espèces sauvages et exotiques « utilisées » comme animaux de compagnie ou dans le cadre de spectacle… Les cas sont aussi différents que nombreux, mais le commerce demeure lucratif. En Asie, en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe : la maltraitance animale n’a malheureusement pas de frontière. Le braconnage d’espèces sauvages est, en 2014, le 4e marché illégal au monde.



LA FONDATION EN ACTION

Ses enquêteurs et ses équipes démantèlent des élevages illégaux et secourent de nombreux chiens en danger, en association avec les autorités (gendarmeries, police, douanes…).

Pour les animaux sauvages : la Fondation 30 Millions d’Amis soutient de nombreux organismes qui agissent à l’étranger contre le fléau du trafic des espèces sauvages ; elle les aide pour mener des campagnes de sensibilisation à destination des populations locales.



POURSUIVONS LE COMBAT

Avec vous et grâce à votre soutien, nous multiplierons nos enquêtes pour dénoncer et arrêter les trafiquants. Nous intensifierons également notre action pour faire interdire la vente d’animaux de compagnie dans les animaleries et par petites annonces.

Préférez l’adoption à l’achat ! Adoptez un chien ou un chat abandonné, c’est offrir une seconde chance à un animal éprouvé par la vie qui vous en sera reconnaissant jusqu’à la fin de ses jours. Dans tous les cas, n’achetez jamais d’animaux en animalerie qui n’assurent pas toujours la provenance des animaux qu’ils vendent et dont les conditions de détention sont souvent source d’indignation et de colère.

N’achetez pas de produits issus d’espèces menacées, et donc vendus en toute légalité : marchandises élaborées à partir de défenses d’éléphants, de cornes de rhinocéros, ou de toute autre partie issue d’animaux sauvages.