TERRA ÉCOLOGIA | Terra REPORTER
King Kong KO | Terra REPORTER

L'écologie, également connue sous les noms de bioécologie, bionomie ou science de l'environnement ou environnementale, est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux. Le terme écologie vient du grec oikos (maison, habitat) et logos (discours) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, il désignait par ce terme « la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence ». Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l'écologie comme étant le rapport triangulaire entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette espèce et l'environnement de cette activité. L'environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l'espèce. Un écologue ou écologiste (qu'il soit chercheur, biologiste ou ingénieur écologue) est un spécialiste de l'écologie. Ce terme ne doit pas être confondu avec la dénomination écologiste comme adepte de l’écologisme ou comme partisan de l’écologie politique.

ÉDITION

2020

Elle est belle notre planète, d’autant plus qu’elle offre une diversité de vies exceptionnelle dont l’homme n’a encore qu’une idée bien approximative…


LA BIODIVERSITE (ou diversité de la vie)


Les formes de vie, présentes sur la Terre, par leur diversité fabuleuse, constituent une prodigieuse réserve de richesses dans laquelle nous puisons quotidiennement :

1.  De quoi nous nourrir

2. De quoi nous vêtir

3. De quoi nous chauffer

4. De quoi construire nos maisons

5. L’énergie pour nous déplacer

6. De quoi nous soigner

7. De quoi respirer… Et la liste peut encore contenir plusieurs pages…


Hélas pour avoir trop puisé dans ces ressources sans prendre gardes aux conséquences de nos actes, nous sommes obligés aujourd’hui de faire un triste constat : Nombreuses sont les espèces végétales et animales qui disparaissent chaque jour ou ont d’ores et déjà disparu de la surface de la Terre. Le développement de l’industrie , des transports, et les pollutions qui leur sont associés, les déforestations massives, le développement de cultures intensives, etc… permettent certes d’accroître les rendements des activités de l’homme et contribuent largement à l’amélioration des conditions de vie d’une partie de la population… Mais ces mêmes activités sont aussi largement responsables de la disparition de nombreuses espèces.


UN DIFFICILE INVENTAIRE DU VIVANT


Il est très difficile de quantifier le nombre d’espèces différentes vivant sur la Terre. Les estimations varient entre 10 et 100 millions, 15 millions étant le chiffre le plus généralement accepté. On connait aujourd’hui 1,7 à 1,8 million d’espèces (source UICN / UNION MONDIALE POUR LA NATURE)


Ces espèces sont réparties en 5 grandes familles :

1.  LES BACTERIES

2. LES ANIMAUX UNICELLULAIRES

3. LES CHAMPIGNONS

4. LES VEGETAUX

     5. LES ESPECES PLURICELLULAIRES


Chaque année, les chercheurs découvrent des espèces inconnues jusqu’alors. On recense environs 5 000 nouvelles espèces d’insectes par an. Pour la seule île de Bornéo, les scientifiques estiment avoir identifié au cours de l’année écoulée plus de 50 nouvelles espèces animales et végétales (source : Rapport de la WWF, WORLD WILDLIFE FUND. 2006). Parmi elles, certaines sont étonnantes, comme ce poisson chat au ventre couvert d’une substance adhésif qui lui permet de coller au rocher, ou ce minuscule poisson (moins de 1cm de long), qui se hisse ainsi au rang du deuxième plus petit vertébré du monde !


LE TERME DE BIODIVERSITE :  (Etymologiquement “diversité de la vie”) Apparait dans les années 1980 avec la prise de conscience tardive de l’impact des activités humaines sur la planète. Il est “officiellement” employé en 1992 au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro.


 LES FORETS TROPICALES: Les scientifiques s' accordent à dire que plus de 50% des espèces végétales et animales de la planète se trouvent dans les forêts tropicales. On pense que cette abondance de formes de vie différentes est dues au fait que ces forêts auraient subi moins de variations climatiques au cours des temps, les espèces auraient ainsi pu poursuivre leur évolution sur une longue période.



La préservation de la diversité du vivant est un enjeu capital pour l’homme. Or, depuis des décennies, celui-ci ne cesse de la mettre en danger, multipliant les activités polluantes et dégradantes pour l’environnement. Aujourd’hui un peu plus de 16 000 espèces sont en voie d’extinction…

  

KING-KONG K.O.

En écologie, un écosystème est un ensemble formé par une communauté d'êtres vivants en interrelation (biocénose) avec son environnement (biotope). Les composants de l'écosystème développent un dense réseau de dépendances, d'échanges d'énergie, d'information et de matière permettant le maintien et le développement de la vie. Le terme fut forgé au XXe siècle pour désigner l'unité de base de la nature, dans laquelle les êtres vivants interagissent entre eux et avec leur habitat. La notion d'écosystème regroupe toutes les échelles : de la Terre au simple caillou en passant par la flaque d'eau, la prairie, la forêt, ou même les organismes vivants. Chacun constitue un écosystème à part entière. Les zones de transition entre deux écosystèmes sont nommées écotones.

L’homme, parce qu’il dégrade ou surexploite les ressources naturelles, est aujourd’hui le principal responsable du déclin de la majeur partie des espèces.


    L’agriculture, l’élevage, et la pêche pratiqués de façon intensive, les déforestations volontaires ou involontaires abîment ou détruisent les habitats.

    L’introduction non maîtrisée d’espèces se traduit parfois par la disparition totale de certaines espèces

    La chasse excessive, les prélèvements intempestifs provoquent la disparition de populations entières d’animaux.

    Les pollutions émises par les activités industrielles, contaminant les eaux, l’air ou les sols créent, elles aussi, des dommages considérables.

    Ajoutons, enfin les modifications climatiques dont l’on sait aujourd’hui qu’elles pèsent comme une menace grave sur la biodiversité.


Selon le dernier rapport de l’U.I.C.N., on sait avec certitude que, parmi les espèces recensées à ce jour, plus de 16 000 espèces sont en voie d’extinction. Le nombre des espèces éteintes s’élève à près de 800, 65 n’existent plus qu’à l’état de captivité ou de culture.


Et ce déclin ne paraît pas près de s’achever, loin s’en faut. La biodiversité n’à jamais été autant menacée.




  UNE ESPECE DISPARAIT DE LA PLANETE TOUS LES 20 MINUTES !



12 000 NOUVELLES ESPECES SONT DECOUVERTE CHAQUE ANNEE !



L’U.I.C.N. a classé les espèces selon différentes catégories de menaces, de plus au moins grave :



1.  Eteint ou éteint à l’état sauvage

2. En danger critique d’extinction. En danger et vulnérable (Espèce menacées d’extinction à l’échelon mondial)

3. Quasi menacé (espèce proche du seuil des espèces menacées, ou qui pourrait être menacée si l’on ne prend pas des mesures de conservation spécifiques.)

4. Préoccupation mineure (Espèce pour laquelle le risque d’extinction est faible.)

5. Données insuffisantes (Espèce pour laquelle il n’y à pas eu d’évaluation parce que les chercheurs ne disposaient pas de suffisamment de données) 



 L’ENCYCLOPEDIE DE LA VIE : UN PROJET TITANESQUE !


L’énorme projet THE ENCYCLOPEDIA OF LIFE (EOL), initiative menée par une équipe d’une trentaine de chercheurs  en collaboration avec de nombreuses institutions scientifiques dans le monde, est en cours de réalisation. Il s’agit rien de moins que de fournir une description de la totalité des êtres vivants de notre planète (soit environs 1,8 millions d’espèces). On estime qu’il faudra environ 10 ans pour mener à bien ce projet qui comportera pas moins de 300 millions de pages numériques !

L'acception générale (dite « large ») fait de l'écologie un domaine de réflexion très vaste, puisque par biotique il faut entendre la totalité du monde vivant (les animaux, les plantes, les micro-organismes, mais pouvant aussi inclure les autres individus, la société, etc.) et par abiotique il faut entendre tout ce qui n'est pas vivant (les objets, la technologie, la connaissance, etc.).



Dans le champ scientifique le terme « écologie » désigne la science qui se donne pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes, etc.) avec leur habitat et l’environnement, ainsi qu'avec les autres êtres vivants. Il convient de bien distinguer l'écologie de l'écologisme qui correspond aussi à l'écologie politique qui est donc un domaine qui utilise les résultats de l'écologie « scientifique » dans le domaine de la gestion de la société. Une autre définition proche est l'étude scientifique des interactions qui déterminent la distribution et l'abondance des organismes vivants. Ainsi, en science, l'écologie est souvent classée dans le champ de la biologie. Cette science étudie deux grands ensembles : celui des êtres vivants (biocénose) et le milieu physique (biotope), le tout formant l'écosystème (mot inventé par Tansley).



On peut noter que le terme écosystème n'est que la contraction de l'expression système écologique : cette formulation est peu employée ; elle renvoie pourtant à la théorie des systèmes et permet de placer l'écologie dans un contexte plus général. Par ailleurs à partir du mot écosystème l'écologie peut être définie de façon plus concrète comme étant la science des écosystèmes écosystème étant une unité d'appréhension de la nature. On étudie les écosystèmes à l'aide d'un" macroscope" selon l'expression imagée de H.T.Odum reprise par Joël de Rosnay dans le titre d'un ouvrage qui porte donc ce titre. L'écologie étudie les flux d'énergie et de matières (réseaux trophiques) circulant dans un écosystème. L'écosystème désigne une communauté biotique et son environnement abiotique. Le concept d'écologie a été introduit en France par les géographes de l'école des Annales de géographie, notamment Paul Vidal de La Blache, qui suivait de près — surtout après 1871 — les travaux allemands, notamment ceux de Friedrich Ratzel. Les Annales furent le siège d'une collaboration entre des géographes et des botanistes comme Gaston Bonnier. Plus spécifiquement, le terme « écologie » semble avoir été utilisé pour la première fois en français vers 1874. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, Haeckel désignait en ces termes : « la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence ».



Toutefois, l'orientation néolamarckienne prise en France à cette époque, fit que le concept se développa beaucoup plus chez les anglo-saxons.



Dans le champ scientifique, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire, de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosystèmes et la biosphère.



Le domaine de l'écologie scientifique regrouperait les dernières catégories. En effet, elle est une science holistique qui étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les modifications que subit le milieu, les populations animales et végétales. Ces rapports sont décrits du plus petit niveau jusqu'au niveau le plus global. Certaines de ces sous-disciplines sont :



 

  • l'écophysiologie, qui étudie les relations entre un processus physiologique et les facteurs environnementaux ;


 

  • l'auto-écologie (ou autécologie), qui étudie les relations entre un type d'organisme et les facteurs de l'environnement ;


 

  • l'écologie des populations (ou démécologie), qui étudie les relations entre une population d'individus d'une même espèce et son habitat ;


 

  • l'ergomotricité qui aide l'homme à se mettre en relation avec son milieu environnemental.


 

  • la synécologie, qui étudie les relations entre une communauté d'individus d'espèces différentes et l'environnement ;


 

  • l'étude des écosystèmes ;


 

  • l'écologie globale, qui étudie l'écologie à l'échelle de l'écosphère ou biosphère (totalité des milieux occupés par des êtres vivants).



En tant que science biologique, l'écologie est fortement liée à d'autres branches de la biologie, principalement, la génétique des populations, la physiologie, l'éthologie et les sciences de l'évolution. Elle est également en lien avec la géologie pour l'étude de l'environnement abiotique, notamment la pédologie (l'étude des sols) et la climatologie ainsi que la géographie humaine et physique. Le terme « écologie » est souvent utilisé de manière erronée pour désigner l'écologie politique, l'environnementalisme (ou l'écologisme) et l'écologie sociale.

Selon les classifications scientifiques classiques un végétal est un organisme appartenant à l'une des diverses lignées qui végètent : c'est-à-dire qui respirent, se nourrissent, croissent comme les plantes, selon l'étymologie du terme. Contrairement à une idée largement répandue, le terme végétal ne désigne pas uniquement les plantes. Si l'on définit les plantes comme l'ensemble des organismes couramment reconnus comme les « végétaux verts », elles forment un groupe monophylétique comprenant les algues vertes et les plantes terrestres, constituant le taxon des Chlorobiontes. À ceux-ci, on rajoute les algues rouges, les algues brunes, ainsi que les champignons, pour former les végétaux, au sens « commun ». Toutefois, au sens de la phylogénétique, et dans les classifications modernes, le « règne végétal » avec son contenu traditionnel n'existe plus, dispersé sur plusieurs clades séparés, et les végétaux sont désormais un terme trop vague qui tend à ne plus être employé en botanique.

Le terme bactérie est un nom vernaculaire qui désigne certains organismes vivants microscopiques et procaryotes présents dans tous les milieux. Le plus souvent unicellulaires, elles sont parfois pluricellulaires (généralement filamenteuses), la plupart des espèces bactériennes ne vivant pas individuellement en suspension, mais en communautés complexes adhérant à des surfaces au sein d'un gel muqueux (biofilm).


Les bactéries les plus grosses mesurent plus de 2 μm et, jusqu'au début du XXIe siècle, les spécialistes considéraient que les plus petites mesuraient 0,2 μm, mais il existe des « ultramicrobactéries », y compris en eau douce.



Les bactéries présentent de nombreuses formes : sphériques (coques), allongées ou en bâtonnets (bacilles), des formes plus ou moins spiralées. L’étude des bactéries est la bactériologie, soit une des nombreuses branches de la microbiologie.


Il existe environ 10 000 espèces connues à ce jour, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure. L'estimation du nombre des espèces oscillerait entre 5 et 10 millions.



Deux Klebsiella pneumoniae (bacilles) aux prises avec un leucocyte humain (neutrophile). Image de microscopie électronique à balayage recolorée. Noter l'aspect granuleux de sa paroi qui correspond à sa capsule, sorte de barrière externe qui la rend plus résistante à la phagocytose.



Les bactéries sont ubiquitaires et sont présentes dans tous les types de biotopes rencontrés sur Terre. Elles peuvent être isolées du sol, des eaux douces, marines ou saumâtres, de l’air, des profondeurs océaniques, des déchets radioactifs, de la croûte terrestre, sur la peau et dans l’intestin des animaux. Les bactéries ont une importance considérable dans les cycles biogéochimiques comme le cycle du carbone et la fixation de l’azote de l’atmosphère.



Chez l'humain, il a été calculé que 10 bactéries colonisent la peau, 10 bactéries colonisent la bouche et 10 bactéries habitent dans l'intestin, ce qui fait qu'il y a dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines dans le corps humain. La plupart de ces bactéries sont inoffensives ou bénéfiques pour l’organisme. Il existe cependant de nombreuses espèces pathogènes à l'origine de beaucoup de maladies infectieuses comme le choléra, la syphilis, la peste, l’anthrax, la tuberculose.


Les bactéries peuvent être très utiles à l’humain lors des processus de traitement des eaux usées, dans l’agroalimentaire lors de la fabrication des yaourts ou du fromage et dans la production industrielle de nombreux composés chimiques.